‹ La muse gauloiseChapitre 55 sur 60 · MONSIEUR DE LA BRAGUETTE · texte numérisé non relu

MONSIEUR DE LA BRAGUETTE

Sonnet biblique

. Très rousse, aux longs yeux verts, damiiablement fendus, Je la suivis chez elle, et bientôt sans chemise Sur son lit de bataille, elle se trouva mise Offrant à mes ardeurs tous les fruits défendus.

Le chignon inondait de sa fauve avalanche

Le torse aux grands prurits de cette Putiphar ;

Le nombril incrustait sa fleur de néjiuphar

Aux lobes de son ventre, un gâteau de chair blanche.

Ses tétons étaient d'ambre effilés de carmin

Et tenaient tout entiers dans le creux de ma main.

Elle entr'ouvrit le centre unique où tout converge...

Son poil roux brasillait de flambes me dardant... — Moïse, c'est à vous, dans ce buisson ardent Que je songeais, frappant le doux roc de ma v... !

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