‹ La musique au brevet supérieurChapitre 26 sur 122 · SIGNES D'ALTÉRATION · texte numérisé non relu

SIGNES D'ALTÉRATION

Plan. — I. Combien de gammes diatoniques on peut construire et à quelles conditions. — 2. Sons nouveaux nécessaires. — 3. Signes d'altération. — 4. Altérations accidentelles. — 5. Effet de l’altération placée devant une note.— 6. Altérations constitutives : leur effet. — 1 . Avantages qu'offre l'armure. — 8. Chiffre maximum de signes à l’armure.

Développement.

d. On peut construire autant de gammes diatoniques qu'il y a de notes. Il suffit que les 8 notes formant la nouvelle gamme soient disposées par mouvement conjoint et que les tons et demi-tons conservent leur numéro d’ordre, relativement au premier degré. ( Voir page 10.)

2. Pour obtenir ce résultat, il faut avoir recours à des sons nou-

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veaux, plus hauts ou plus Las cl un demi-ton que ceux de la gamme d ut. Ainsi, en partant de ré, il faut remplacer fa et ut par des sons plus aigus ; en parlant de fa , il faut remplacer le si par un son plus grave.

3. On écrit ces sons en plaçant devant les notes des signes d’altération : le dièse (ÿ), qui hausse la note d’un demi-ton (chromai ique) ; le bémol ([>), qui la baisse d'un demi-ton (chromatique) ; le

double-dièse ( ÿ ou x ), qui la hausse de 2 demi-tons (chromatiques) ;

le double-bémol (|^>), qui la baisse de 2 demi-tons (chromatiques) ; le bécarre (q), qui ramène la note altérée à l’état naturel.

4. Les signes d'altération qu’on rencontre au cours d’un morceau, sont appelés altérations accidentelles ; leur action ne s’exerce que dans la mesure où ils sont placés.

3. L’altération mise devant une note agit sur toutes les notes de meme nom, comprises dans la mesure.

6. Les signes d’altération se placent aussi à la clef, ils en constituent Y armure; et, dans ce cas, leur action est permanente et s'effectue à toutes les octaves, et on les appelle altérations constitutives.

7. L’armure de la clef offre ce double avantage, d’éviter la fréquente répétition des mêmes signes et d'indiquer le ton du morceau.

8. L’armure ne comprend jamais plus de 7 dièses ou de 7 bémols; les doubles-dièses et les doubles-bémols n’y figurent pas.

Questionnaire.

I. Qu'appelle-t-on signes constitutifs et signes altératifs dans un morceau ? Où se placent-ils ? (Nantes.)

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