GOETHE
Dans tous les temps, les génerations successives d'artistes onl été justement févreudes, désireuses de faire entendre leur voix, soucieuses de conquérir leur place et de défendre leur droit à la vie. Mais, à aucune époque on ne vit durgur, comme à la nôtre, des hommes bantés de la folie de destruction des œuvres Du passé.
Le groupe, dit des fuluristes, a propose froidement l’anéantissement des bibliothèques, des monuments et des musees. D'aimables dilettanti n’ont pas craint, avec cette gravité nonchalantle des impuissants, de discuter l'éventualité el l’opportunite de ces procédés barbares ; si bien que, selon eux, doivent être trailés de sinistres réactionnaires el malfaisants rélrogrades ceux qui ne partagent point leurs idées. Logiquement, pour ces anarchistes de l'Art, la destruction de la Bibliothèque de Louvain fut un bienfait social; sans doute, ils regrellent que, pendant l'horrible guerre, les bombes, les grenades et les torpilles aériennes n'aient pas su mieux atteindre les trésors de sculpture et de peinture, afin que soit effacée dans l'esprit de la jeunesse la preuve même des génies disparus. | Peut-être pensez-vous que la Suisse a échappé à ce courant de folie internationale? Délrompez-vous. Mais elle a nellement résisté aux théories dissolvantes de quelques énergumènes ralliés aux principes varadoxaux, étranges el anormaux qui ne régiront Jamais ni l ‘Art ni la Vie elle-même.
| Mais, qui connaît l’histoire de la musique en Suisse? Elle est aussi Papier que
celle de l'évolution politique el morale de notre pays. Elle est trop ignorée et l’on n'a, en au-
cune façon jusqu'ici, encouragé les musicologues travailleurs et érudits que nous possédons.
Auogi bien, le public ne s'imagine pas que la Suisse a vu naître chez elle, dans les
diècles passés, des musiciens de race dont l'influence en leur temps fut incontestée dans
l’Europe entière. Peut-on, dès lors, en vouloir à nos concitoyens de persister à douler encore
trop de la florescence réelle d'un art national et de la renaissance certaine qui se prepare? Peut-on leur en vouloir? Non.
-Ce qui est plus mélancolique, c’est de constater, au hasard des voyages, que Les pires détracteurs de nos composileurs suisses sont parfois, hélas, leurs compatriotes. N'est-ce point un des nôtres — dilettante vraiment! — qui, dans un milieu d'artistes, au-delà du Jura, déclarait inexistantes leurs œuvres et ajoutait solennellement: «Chez nous, à X°..., nous n'aimons que La musique très moderne étrangère. Nous sommes très avancés. » (!!1)
ment, de onobisme et 9’ le peu en rapport avec la un ne et 4 ce se que notre pays 5e latte de posdéder. |
musical el vouée élernellement aux ni du Nord, du Sud, de l'Est ou de L Ra 1 Que nos 4 jeunes musiciens de donnent la peine 0 one les e dans leur
ils pas Poe) à eux-mêmes, s'ils de laissaient entraîner vers D in. al éificiels quel charmants que soient les chemins qui y conduisent? Cela est affaire de condcience; 1 théorie, il va sans dire, ne changera le destin, la moralité ou l’immoralilé, le puissance c l'impuissance d'un artiste. |
Ce que l'on doit souhaiter, c'est que nos compositeurs 2 loujours davantage e. conscience de leur individualité. Car, si l'orgueil est Le pire des défauts, le doute de « soi-même est HET Fe
ne le croil généralement.
Il faut croire dans les forces natales. É Ne de jee enfantin 0 aomeltre un art HUE PEN à ouË d ‘enchaîne. Ceux
En éludiant l'origine, Me Jorces comme les faiblesses de l'évolution de notre art ct nous fortifierons nos possibilités créatrices. Le principe d'oubli du passé, pour provoque renouvellement fur l ‘esthétique, eol Le ee Jaux Te doit: l'histoire de l'Art ne con
aurait provoquées. Les ne que le ie exagpère dont aussi étroits de perde que k qui doutent des temps fulurs. | À
Le passé, a dit Lamennais, est comme une lampe placée à à l entrée de l Re didaiper une partie 963 lénèbres 1 le couvrent. » ne de. L
le résultat de leurs be dinon sur os sujets dpéciaux. | Un seul volume concis, mais sérieusement documenté parul y a un Zemi-ai écoulé; il est l'œuvre d'un AREA AE BECKER. Ent vain tenteriee-vous de trou
Musiciens suisses lui demanda de réédiler dans l'Edition Nationale son Histoire de la Musique en Suisse (depuis les lemps les plus reculés jusqu'au X'VIITème siècle), ce vreillaro, encore vert, nous écrivait spirituellement:< Je me croyais mort; je vis donc encore?»
Becker fut un précurseur dans son domaine et il n'esl pas élonnant que la loi de l’ingratilude lui ait été appliquée.
Aujourd'hui, V Association des Musiciens suisses, dont l’activité féconde a déjà rendu les plus grands services à notre art national, accomplit un acle de justice envers notre premier hislorien musical.
L Associalion, au surplus, 9 ‘honore 0 ‘affirmer une fois de plus son respect pour les traditions d'idéalisme de nos ancêtres.
Purssions-nous comprendre les enseignements de l’histoire /
La confiance en nos forces se dégagera plus vive, qui guidera nos artistes au milieu des incertitudes et des doutes, et leur permettra de suivre le droit chemin vers des buts de victoires lointaines, peut-être, mais certaines.
| Gusrarz DORET
Saligny, le 15 septembre 92e (près Genève)
L'histoire de la musique, si inhérente à l’histoire des peuples, est encore une science dans l’enfance.
Les quelques essais du siècle passé, des de La Borde, des Burney, des Martini, des Forkel, nous ont avant tout laissé la preuve de ce qui restait à faire. Ce ne sont que des pages détachées de l’histoire, où souvent la certitude, cette condition principale, est remplacée par l'induction et le tâtonnement.
Il est vrai que dès lors les progrès sont très-sensibles: bien des erreurs ont été rectifñiées, bien des lacunes ont été remplies. Mais que ne reste-t-il pas de travail!
On chercherait vainement des renseignements sur la culture de la musique en Suisse (nous entendons les contrées qui en font partié aujourd’hui) et pourtant elle mérite, comme on pourra facilement le juger par la suite, une modeste mais bonne place!
Les uns parlent des Ranz-des- Vaches, les autres des Yodlers; Burney cite dans ses voyages Fritz et Serre, de Genève, Busby ne connaît que Wägeli, de Zurich, etc; tous expédient la Suisse avec quelques lignes, avec un trait de plume.
Trois cantons seulement possèdent des écrits spéciaux: Zurich, son Æistoire du chant d'Église, par H. Weber; Bâle, Le Chant d'Église depuis la Réformation, par le professeur Riggenbach; et St-Gall, L'École des chantres du moyen âge, par le père A.Schubiger, ouvrage de la plus haute érudition, et l’ Aistoire Qu chant depuis la Réfordr par H. Gôtzinger.
À ces écrits on peut encore ajouter les n° 43, 45 et 48 des W. eujabregeschenke der Zürcher Musik-Gesellschaft (cadeaux de Nouvel An de la Société de musique à Zurich), et l’intéressant ouvrage du célèbre musicologue Schubiger, paru depuis peu: Die Pflege des Kirchengesanges und der Kirchenmusik in der deutschen katholischen Schweiz. — Tous ont été utilisés par nous.
En publiant les matériaux que nous avons réunis sur la musique de notre patrie, nous ne prétendons aucunement donner quelque chose de complet; nous voulons seulement apporter notre petite pierre au monument à élever. Pareille à la boule de neige qui grossit en roulant, nous espérons que ce modeste travail grandira avec le temps.
| C’est au clergé que nous devons la culture de la musique, tout comme celle des autres sciences et arts. Nous serons donc forcé de visiter à tour de rôle les couvents de Saint-Gall, Einsiedeln, Müri, Engelberg, Reichenau, etc., et les chapitres de Bâle, Zurich, Coire Moutier, Soleure, Lucerne.
1 Pendant la publication de ce travail dans les journaux.
LS Ed
« d’une mer à l’autre, a été nue de joie et d'édlt par leurs hymnes et sé
« par leurs sFaee et litanies. ? Le o
au couvent de Saint-Gall, où, sur le désir de de. il se fixa pour. le 2 de ses Jours. ! °
La ou de LERUOROpe EE. de ane ue qu il avait gardée avec
fac-vimile est un manuscrit de la fin du neuvième siècle! (Manusc., : ne : 359, $ Gall). Parmi les maitres et moines qui se sont encore nn à Sois Gall
tiné à ES de son école, cet ouvrage traite des huit tons, > .
des modes et de la mesure des Luyaux d'orgues, etc. Fétis cite ce traité a a Gall) sous Notker le Be
sous Tutilo.
EKkebaro IF, élève de Nofker Labéo, fut directeur de Lécole de chant de Mayence.
Dans le onzième siècle se trouvaient à St-Gall: le moine Berno, plus tard abbé de Reichenau, connu par son lonarium que Gerbert a reproduit, par De varia poalmorum et canluum modulatione, et par De consona lonorum diversitale; Hermann Contractus, dont les opuscules Æusica et Versus Hermanni ad discernendum cantum sont parvenus jusqu'à nous, et le moine Godeschalcus.
On peut voir des chants de Romanus, de Tutilo, de Notker le bègue, de Ratpert, de Ekkehardus I, de Notker physicus, de Berno, de Godeschalcus, etc., dans l’ouvrage du père À. Schubiger cité ci-dessus. ;
Hilperic ou Chilperic, moine qui vivait à St-Gall au douzième siècle, a écrit un ouvrage intitulé { De Musica ».
Ce fut vers 1300 que, suivant l’exemple d’Einsiedeln, l’ancienne notation (les neumes) subit l'amélioration provoquée par Guido. À partir de cette époque tous les manuscrits du couvent ont quatre portées.
Aucun autre fait d'importance des treizième et quatorzième siècles n’est arrivé à nous.
a quinzième siècle se trouve à Saint-Gall dans le manuscrit n° 037 un traité de musique sur la main de Guido, les muances, elc., de Henri Büsch, de W yL, qui n’a pas encore été publié. | Des séquences de J. Longus de la fin du même siècle et du commencement du suivant se trouvent dans le n° 546.
La bibliothèque du couvent de St-Gall est une des plus riches en manucrits de ces temps et promet encore bien des découvertes.
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IL Einsie deln
La culture de la musique ne fut pas moins en honneur à Einsiedeln (anciennement Meginrads-Zelle) qu'au couvent de St-Gall. Peu après sa fondation, les chants en usage dans ce dernier couvent y furent introduits, comme le prouvent les manuscrits de cette époque. L'usage de l'orgue y existait déjà à la fin du douzième siècle.
L'abbé Jean de Schwanden ne favorisait pas l’usage de ce seul instrument, mais aussi celui de beaucoup d’autres. Gerbert dans son ouvrage * De canlu el musica sacra », dit que lorsqu’à la fête des Trois-Rois, en 1314, les moines durent chanter sans accompagnement, ils en furent tout tristes, » tant ils avaient déjà pris
l'habitude de l'orgue.
Ce fut ce même abbé qui, le premier en Suisse, due F syst notation de Guido, dont nous avons déjà parlé. De son temps datent les: manu du couvent n° 22, 23, 24, 26 et 55. Lee
Cette amélioration prit peu à peu sa ‘place dans tous les couve Suisse. Dans celui de Pfäffers, ce fut l'abbé Hermann d’Arbon gui avec le
les fêtes de Marie. |
Einsiedeln, n'ayant pas eu comme ist Gall son école de chantres, a a a ment fourni moins d'écrivains. Sa bibliothèque musicale contient néanmoins 1500 numéros . un cinquième de manuscrits. Ro citerons de ces dernier
ment puisé Lo ces richesses, le premier pour ses ouvrages De cantu 7. musica et Scriplores de musica medit aevt ; le second pour différents travaux. 3
Ainsi le troisième volume des Scriplores de Coussemacker confie traités de cette Hntresate ne PE
II Engelberg, Muri Reichenau de ù Le couvent d'Engelberg, fondé en 1120, offre aussi HEAR a
que ce couvent ste Du douzième siècle (peu après sa fondation) nous trouvons d'a Directorium cantus (n° 1 “23) et le Psalterium anliquissimum ss 1 Ro <
ci-dessus cité. | À
Il y a encore du même siècle un Æntivhonaire (n° 1 °/9), un Benediclionel Episcoporum (1 “/s), etc.
Ce fut vers la fin de 1300 que Walther Mirer, Jean Grebler et Walther Stauffacher écrivirent un des ouvrages les plus intéressants pour l’histoire de la musique (n° 1 “/25), car il contient outre un drame liturgique (les trois Marie au tombeau de Jésus-Christ), de nombreuses séquences, des hymnes et des chants en latin et en allemand, en partie mondains, à deux, trois et quatre parties.
La plus haute partie est nommée « octava », la seconde « quinta » et la basse « quarta ”. Dans la basse la clef de fa est sur la troisième ligne; sur la même se trouve dans les autres parties la clef d’ué.
Il va sans dire que l'harmonie de ces morceaux d'ensemble ne satisferait aucunement les oreilles d'aujourd'hui, car les suites de quartes et de quintes, qu’on trouve d’ailleurs dans toutes les compositiôns de cette époque, n’y font pas défaut. Hs Le manuscrit 1 °|s4 contient aussi deux feuillets de chant, à trois et quatre parties; malheureusement ils sont incomplets.
Pour terminer nous citerons un Graduel gigantesque, avec les introïts, les graduels, les offertoires, les communions, etc.
Le titre porte les armes des anciens cantons.
Un registre du douzième siècle, qui contient la liste d’une cinquantaine de livres liturgiques, qui malheureusement ont disparu depuis, est le seul renseignement que nous connaissions du couvent de Muri. Remarquables sont les paroles que l’abbé du couvent a ajoutées à ce registre: « Il y a encore ici un grand nombre de livres utiles qu’on doit conserver, améliorer et ne pas détruire, mais nous ne voulons ni ne pouvons les nommer. Néanmoins on doit, sans arrêt aucun, copier, augmenter, améliorer, embellir les livres et les ajouter à ce registre, car sans livres, la vie des hommes intellectuels traîne en langueur. »
Par l'importance de ses manuscrits, le couvent de Reichenau, que nous citons à cause de son influence sur quelques parties de la Suisse, mérite une des premières places. Le contenu de ses divers écrits prouve qu'ils avaient dans le couvent même leur emploi. Là, comme partout ailleurs, la musique était donc en grand honneur.
Strabo (Walafridus), abbé de Reichenau (né en 806, mort en 849), parle dans le XXV"° chapitre de « De Officiis divinis seu de exordkis el incrementis rerum ecclesiasticarum », de « Hymnis Cantinelis eorumque incrementis », elc. (page 1, tome IX de la bibl. Vet. Patr. 1644).
| Nous donnons ici une courte liste des ouvrages les plus importants de la rare collection de ce couvent:
Un psallerium du neuvième siècle (n° 12);
Un plenarium du dixième siècle (n° 17);
Un säcramentarium du dixième siècle (n° 43);
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Le" s s FRA PS + D 5 à SPL
Un riluale de diétème Siééle (n° 192 RME TAN se y. Les recueils d'hymnes n° 82, 83, 91, 111 à 131; | Li Fee 3 Les misoels n° 6, 14; 29,%20,°70; 72 75, 88 et 120; Fe cs te Les déquences (n° 75), etc, etc. LAB NULS % = PAS ERA
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Al tee 4e tee plusieurs les A installé de Poe C Les écoles Are dirigées ss un GRIS T reclor ph ou scholaaticus.
Un fait cité: par la chronique de Bâle . Urstiten) Le app musique était assez populaire à cette perse de do
Muoter Gone seb” und bei RÉ do Uno lass uñd nicht verderben, etc. »
Mère de Dieu, secours-nous Fat es Et ne nous laisse pas périr. leu
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Tous les guerriers, d'un commun élan. formèrent chœur 4 avec ee DÉCEIPES chants d église populaire. | APE VU | ARR ee + :
dessus citées; car les nombreuses es et processions: ee de nm De ce l'élection d'un pape, son couronnement ( jte 1440), Fur
Vers la fin du même le Re à Bâle Voie Hoi né à Wei \ dernier contribua beaucoup à populariser en Suisse le chant d’ église, appel ed le choral. Il a publié, outre un ouvrage que nous citerons plus bas, un livre int Ein vasl nottdiürftige Malteri, ete. (un sujet presque indispensable), qui confit | suite de chants allemands adaptés aux mélodies d'église les plus conne Co 1m
| Re
contemporain de Moser, nous pouvons citer aussi le maître de musique Andréchin qui vivait à Bâle; cependant il ne passe pour musicien que parmi les ignorants, au dire de Fulda, qui lui dénie toute capacité :
« Novimus Andrechinum quemdam Basilensum qui huc illucque cursitando jam hujus nunc illius principis famulum se esse profitebatur atque inter cgnorantes oro maximo habilus esl musico. »
Bâle est la première ville de la Suisse où l’art de Gutenberg fut introduit et c'est à Bâle encore que nous devons le plus grand nombre d'ouvrages du seizième siècle qui méritent d’être cités dans notre travail. Voici une liste aussi complète que possible, et par ordre chronologique, des premières publications musicales:
1407. — Der Guldenspiegel des Sinders (le miroir d’or du pécheur) de L. Moser (voir Wackernagel, Bibliographie zur Geschichte des deutschenKirchenliedes, pag. 5 et 539).
| 1498. — La comédie latine Scenica progymnastata de J. Reuchlin. C’est une imitation de la farce de Maistre Pathelin. Cette pièce contient deux chœurs à quatre parties. |
1601. — Clarissima plane alque choralis intlerpretatio cum certissimis regulis alque exemplorum adnotalionibus et figuris multum splendidis, in alma Basileorum univergilale exercitata. Ap. M. Furter. In 4. Par Balthasar Prasbergius, chantre à Bâle,
1503. — Un obsequiale.
1508. — De Principus Musicae, de George Reischius.
1611. — ÆÂMusica gelulschl und ausgezogen durch Sebastianum V'irdung, Priester von Amberg, und gesang aus den Noten in die Tablaturen dieser benennten dret Instrumenten, der Orgeln, der Laulen und der Flôten zu transferiren zu lernen kürzlich gemacht zu Ebren den Hochwiüroigen, Hochgebornen Fürslen und Herrn, Herr Wilhelmen Bischowe zu Strassburg; c'est-à-dire musique écrite et extraite par Seb. Virdung, prêtre d'Amberg, pour apprendre à transcrire les notes de tout chant en tablature pour les trois instruments nommés: l'orgue, le luth et la flûte. Faite il y a peu, en honneur du prince et sieur Guillaume, évêque de Strasbourg.
1514. — Das Plenarium oder Evangelybuoch (Wackernagel, p. 26).
1516. — Hymni, Psalmi, Versiculi pro parvulis ecclesiasticis cantantibus, man- * cipalis et admissis, Finis Hymnarius una cum poalmis ferialibus Basileæ anno 1516 mense
decembre. Petit in-8.
1516. — Jsagoge in Musicen Henrici Glareani Helvetir. Poel. laut. e quibusque bonis authoribus latinis et graecis ad studiosorum utilitalem mullo labore elaborata. 40 Falconem Coss. urbis Aventicensis. Bene Vale, Basileæ. Anno Christi MDXVI ad dJOus Maias.
Nous donnons le contenu de cet opuscule rarissime:
Caput I. Quid sit musica et quæ musico perpendenda.
Caput IT. Quæ in inmtroductorio guidonis notanda, atque inibi de quinque
tetrachordis et chordarum intervallis.
re ÉTRR
Caput IIT. De Vocum dt <. à Caput IF. De Intervallis et consonantiis. he Caput F. Quid phthongus, intervallum et concinentia. Caput FT. De toni partitione. #9 2: :
Caput VII. De modis musicis. : A Caput VIII. De tonorum comparafione. FN ES Sr Caput IX. Quæ nostra ætate sit horum modorum HSuS <UNR Caput À. De fine, exspafiatione tonorum. L'URSS A la fin: In laudem citharæ et musices ‘ejusdem Glareani carm C'est le premier ouvrage de Henri Loritti, dit Glaréan. * On en trouve 4e exemplaires dans les Ris de Be et Nürnberg. | 1517. — Elucidatorium ecclesiasticum (Bibl. God. 1518. — Der en Wissheil Betbuchlein (Wackernagel, P. 54. Dans la même année, on publia aussi à Bâle: ” De canticorum originali ralione, de J. Gerson. ” 1520. — Hortulus anime, zu teutsch mit Auslegüng . Héligen Wackernagel, p. 38). + SR 1523. — De Musica, par George Reischius. D Den Etc. | | ; Mn +
ce)
NE Y. Zurich
nombre de livres de musique, démontre les efforts bite dans tte ville pe l'ent tien et le D Apr du chant d église. * =
très-longtemps une des ah importantes.
L'hymne:
Rex Christe, rex omnipotens, Tibi devoti debita, te Laudum devoti debita Laudum damus præconia, Cujus ex providentia
De Thebeo collegio
Turego castro regio Accedunt duo lumina Felix sororque Regula.
Celle:
Summe clarorum Deus angelorum, etc.
Et surtout:
O Turegum Roma regum Regale palatium Corde gaude, manu plaude . Voca jubilatium, etc.
étaient, comme le prouve le texte, destinées à cette solennité.
Nous avons entre nos mains un antiphonaire du commencement du dixième siècle qui a dû appartenir au chapitre de Zurich. où y trouve les chants en honneur de ces deux martyrs, notés en neumes.
D'un plus grand intérêt pour nous est la fête religieuse qui a eu lieu en 1233 pour la réception des reliques de Charlemagne, car l’air de l'hymne principale de cette fête:
Urbs Turegum, urbs famosa,
Quam decorant gloriosa, etc.
est parvenu jusqu'à nous et a été employé par F. Mendelssohn-Bartholdy dans son « Lauda Sion ».
St-Thomas d'Aquin avait adapté à ce chant les paroles pour l’octave de la fête de Dieu: Lauda Sion Salvalorem ; c’est probablement à cette circonstance que nous devons et sa conservation et son emploi par Mendelssohn.
Zurich, qui fournit plus tard plus d’un musicien de talent, a eu avant la réformation plusieurs écrivains sur la musique. Le plus ancien est le chanoine et chantre Conrad de Mure (treizième siècle). Son ouvrage, VNovus Græcismus, donne la description de l’orgue, du nablum, du psalterium, de la cythare, de la lyre, du fifre (fistula), du tympanum, du violon (vidulae vidulantur ad artem ludunt), etc. — C.-F. Becker cite du même auteur un ouvrage intitulé: De Musica. — Ensuite vient le chantre F. Hæmmerlin (né en 1409, mort en 1460), qui, dans ses nombreux écrits, de negolio monachorum, de instilulione novorum officiorum, Passionale, elc., traite avec beaucoup de savoir plusieurs questions musicales. Son élève, H. de Wyl, parle de ses talents pour la musique et la peinture (Gesanges, Gmeldes und aller Künsten hupstkeit und afentüren ist er gewesen ein grosser liebhaber, etc., aus Vorrede des berumpten tütschusslegers Nicolaï von W yle über das buoch Von ein vermügenden bettelern Felicis Hæmmerlin Doctoris).
Jean Hôflin, moine au couvent des dominicains à Zurich, a écrit, en 1477, son volumineux ouvrage allemand: Direklorium des Gesanges. — D'après le moine
Alb.deWeissenstein, ce couvent devait avoir alors d'excellents hanteurs, car il dt G dans son opuscule Laus el commendatio cantici Salve Regina « qu’à l'audition du Salve « Regina les assistants ne pouvaient retenir leurs larmes ». 2 Un petit cahier de musique, écrit par le célèbre historien A. Tschudi et qui. se trouve à la bibliothèque du couvent de Saint-Gall, contient plusieurs chants d’un nommé Félix Læœro, de Zurich et de Steph. Shwarz, de Sion, de la fin du quinzième et du commencement du seizième siècle; malheureusement sur ces auteurs tout ren- "A seignement manque jusqu'à présent. | eo — Zurich ne devait pas rester sans influence sur ses environs: au couvent Tæss, près de Winterthur, où nous trouverons plus tard un des premiers collèges musicaux (collegium musicæ), la musique fut grandement en honneur. Greith raconte de. Die deutsche Myslik, que la sœur Ad.de Lindau chanta aux autres nonnes des beaux chants, que la sœur E. Shäflin demanda sur son lit de mort qu’on lui fit entendre les doux chants du ciel, etc. .
Déjà vers la fin du treizième siècle la cathédrale de Zurich Dose un. magnifique orgue avec de nombreux registres: « Fifres, flûtes, trombonnes, ant.
commandé en 1479 au facteur C. Sittinger, conventuel à Saint-Blaise, par l’abbesse Anne de Heven « devait être plus grand et plus complet encore que celui de la cathé-. Fe drale », car, disait-elle : « l’abbaye n’est pas moins que le hapitre”. 7
Le même facteur plaça, en 1485, un orgue dans l’église près du lac. (Wasserkirche). | Re.
Pour s'assurer que l’art du facteur d’orgues et celui de l orale éaicne déjà bien avancés au quinzième siècle, il suffit de lire les deux petits livres d’ Arnold. Sdlik, que la Société d'archéologie musicale de Berlin a fait rééditer en 1869 pour ses membres: Spiegel der Orgelmacher und Organisten, Miroir des facteurs d’orgues et de l’organiste, Mentz, 1511, Peler Schaeffer (on ne connaît qu’un seul exemplaire), et Tablaluren etlicher Lobgesang und Lidlein uff die Orgeln und Lauten, Mentz, 1512, Peter Schaeffer (Tablatures” de quelques hymnes et chants pour l'orgue et le luth, May 1512, Pierre Schaeffer).
Le premier, aujourd’hui encore d’un grand intérêt, traite avec beaucoup de talent: