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INSTRUMENTS RYTHMIQUES

Simple barre cylindrique d'acier deui fois coudée de façon à former un triangle équilatéral, qu'on frappe avec un petit maillet du même métal.

La sonorité est cristalline et l'intensité peut varier du pp le plus ténu au ff. L'intonation est indéterminée, ce qui permet de l'employer dans tous les

tons et sur tous les accords.

Les rythmes les plus compliqués lui sont accessibles, ainsi que le trille ou tre molo.

Bien que cet instrument soit en usage dans le midi de la France et le pays basque, il faut se garder de le confondre avec le tambour de basque, décrit ci -après. C'est un tambour long et mince, que l'on frappe avec one seule baguette; il ne

ISB LE HATÉKIBL SONORE

peut donc produire que des coups isolés, d'un rythme quelconque, mais jamais de trémolo ou roulement. Souvent les tambourinaires frappent leur tambourin de la main gauche, pendant que de la droite ils jouent du fifre ou du galoubet.

Tambour 4« ba»qae.

Simple cercle de bois, sur lequel est tendue une peau, et autour duquel sont fiséa des grelots ou de minuscules cymbales; il possède donc deux sonorités : celle de la membrane quand on le frappe d'un coup sec, celle des petites cymbales lorsqu'on l'agite; parfois ces deux effets se con- I fondent. De plus, en promenant d'une certaine façon un doigt sur la peau, on produit une sorte de roulement mélangé de bruits métalliques d'un effet très caractéristique. Cet instruï"'B- »3' ment est populaire en Espagne et en

""^■.«"'ûr,".'*""' Italie.

Tamlam dq iod|.

Le plus énergique et le plus violent des instruments à percussion. Ne convient que dans les circonstances terrifiantes, et conserve cette expression quel que soit le degré d'intensité qu'on lui imprime, au moyen d'une mailloche ou tampon recouvert de feutre ou de chiffons.

L'instrument consiste en une plaque de bronze d'un alliage et d'une trempe spéciales, dont le secret appartient aux Chinois. On en fait de toutes dimensions. Je ne -crois pourtant pas qu'il en existe beaucoup de plus grands que celui dont je donne le dessin.

Deux coquilles de bois, reliées par une ficelle, claquant l'une contre l'autre, dans le creux de la main; voilà les castagnettes. Leur action est purement rythmique; elles ne peuvent être employées que dans des airs de danse présentant le caractère e

Crotales.

C'étaient des castagnettes métalliques le plus souvent, mais aussi parfois en bois ou même en coquilles, dont le cliquetage était fort apprécié des Egyptiens , des Grecs et des Latins.

Les crotales métalliques devaient produire un effet analogue à celui de très petites cymbales.

Tels sont, à peu près, je crois, tous les engins sonores dont puisse disposer un musicien actuel, et qu'on rencontre dans les partitions.

B. — De rorchestration.

L'instrumentation, dans le sens que nous avons attaché à ce mot, n'est qu'une science; elle enseigne ce que l'on peut demander et obtenir de chaque instrument considéré individuellement. Où la science finit, l'art commence. \j^ orchestration est donc un art, celui de mettre en action les sonorités diverses de l'instrument collectif qu'on nomme orchestre, et de lui faire produire des émotions par le moyen de combinaisons variant jusqu'à l'infini. Infini n'est pas excessif, car il n'y a aucune raison pour qu'un jour toutes les combinaisons soient usées; c'est ce que je voudrais d'abord faire entrevoir en quelques mots.

Deux instruments peuvent être associés à l'unisson, ou à l'octave, ce qui constitue un renforcement ou un timbre complexe, ou à un intervalle quelconque, l'un ou l'autre des deux occupant la partie supérieure; voilà déjà quatre combinaisons obtenues de deux seuls instruments. Il en est de même avec trois,... dix,... trente instruments ou plus. On peut confier un dessin important à la presque totalité de l'orchestre, ne réservant que deux ou trois ins-

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