Et tous les cuiyres
voit qu'il est bien complet et peut se suffire à lui-même, surtout avec Tadjonction des cors ; on peut s*en convaincre par l'audition ou la lecture des nombreux quintettes, septuors ou octuors écrits pour instruments à vent seuls.
Le troisième groupe de Torchestre classique est le
moins important comme le moins nombreux; il réunit les
instruments les plus bruyants :
Premier et deuxième cors (rarement troisième et quatrième] ; Première et deuxième trompettes ; Une paire de timbales.
En tout, cinq ou sept exécutants.
Il ne peut être employé isolément que dans des cas assez rares, des fanfares de chasse ou belliqueuses, des appels avec ou sans écho.
Le plus souvent, les deux cors et les deux trompettes sont dans le ton principal si le mode est majeur ^ et dans le ton majeur relatif lorsque le mode est mineur; les timbales sont accordées en quarte ou en quinte, de façon à fournir la tonique et la dominante, ou, plus rarement, la tonique et la sous-dominante. Mais il arrive fort bien qu'on mette les cuivres dans d'autres tons, ou même dans des tons différents les uns des autres; cela dépend des dessins qu'on a l'intention de leur confier (n'oublions pas que ce sont des cors et des trompettes simples); de même, les timbales peuvent être accordées à tout autre intervalle que ceux de quarte ou quinte, bien qu'ils soient les plus usités par les anciens maîtres.
Dans l'emploi des cuivres, les plus grandes licences sont admises en ce qui concerne la marche harmonique des parties; on tire le meilleur parti possible des quelques sons qu'ils peuvent émettre. C'est ainsi que les anciens
1. Quand on emploie quatre cors, en général le troisième et le quatrième sont dans un autre ton que les deux premiers; cette disposition a Tayantage d'augmenter le nombre des sons disponibles. Le plus souvent aussi, le troisième est aigu, le quatrième grave.