‹ La musique et les musiciensChapitre 122 sur 286 · HARMONIE · texte numérisé non relu

HARMONIE

seule portée, ne formeraient qu'un contour mélodique :

appartiennent au domaine

de l'harmonie si on les écrit verticalement , que ce soit sur une ou plusieurs portées.

(Dans la composition, surtout J) __ dans la composition instrumen- ft?^ gix

taie, il arrive très souvent que les notes constitutives d'un accord ne sont émises que successivement; on dit alors que l'accord est brisé, arpégé, ou figuré. Mais, au point de vue purement théorique, on doit par la pensée les ramener à la simultanéité, et c'est ainsi que l'harmoniste les doit toujours considérer.)

Nous n'avons donc à envisager ici (sauf quelques retours sur les contours mélodiques) que les combinaisons simultanées de sons, qu'on nomme accords.

L'accord de deux sons n'existe pas. Il ne serait pas suffisamment caractérisé. Ce n'est qu'un intervalle harmonique^ un accord incomplet, imparfait, dont un des éléments reste indéterminé.

Il n'y a d'accords véritables que ceux de trois sons, de quatre sons, de cinq sons^,

A l'état primitif, qu'en harmonie on appelle aussi /b/^damental, ces accords sont formés par des tierces superposées, dont l'origine n'est pas difficile à découvrir dans le phénomène de la résonnance des corps sonores, déjà longuement étudié au chapitre I"*, et sur lequel nous aurons encore à revenir.

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