Voir page
2ÏZ
Accords
parfaits
avec tierce
doublée
ierce "S lée. 1
Ip
i II
VI VI
Quant à la quinte, il est rare que son redoublement puisse produire un effet bien satisfaisant; on ne peut pourtant le prohiber absolument, surtout dans les cas où elle est une des bonnes notes du ton, une note tonale.
Accords
parfaits
avec quinte
doublée.
tonique
A I ' rr, "o
xr
tonique
R iLi.2.
2Er
Le redoublement de la basse est tellement supérieur aux autres que très souvent, plutôt que de doubler la tierce ou la quinte, il vaut mieux tripler la basse (la quinte est alors supprimée) :
Accords
parfaits
avec basse
triplée.
zr
zz:
Ty:»:
ce qui est d'ailleurs tout à fait conforme à l'ordre naturel, puisque, dans la série des dix premiers harmoniques, on voit le son fondamental, générateur, être seul répété quatre fois, tandis que la tierce et la quinte n'y figurent chacune que deux fois.
zr
xr
(Je ne puis m'empêcher de faire remarquer une fois de
GRAMMAIRE DE LA MUSIQUE
plus la quantité d'enseignements divers que contient cette simple série des sons partiels.)
Chacun de ces redoublements, qui ne sont au fond que des renforcements d'un des éléments constitutifs des accords, possède un caractère propre :
Le redoublement de la basse rend l'accord plus puissant, plus sonore, plus vigoureux; il accentue sa base, sa fondamentale, et rend l'ensemble sonore plein et énergique. — Celui de la tierce souligne davantage la modalité, et, sauf sur le sixième degré (où il renforce la tonique), il affaiblit le sentiment tonal; il donne des accords doux, suaves, mais sans force, sans éclat, si on les compare à ceux qui ont leur basse doublée. — Tout au contraire, le redoublement de la quinte produit de la dureté, une sorte de raucité désagréable, qui fait qu'en principe on doit éviter le plus possible de l'employer. Il suffit de jouer les trois accords suivants, sur un harmonium ou un piano bien accordé, pour se rendre compte de ces divers caractères :
SE
ZT
Le premier est riche, bien pondéré; le deuxième est relativement faible, mou; le troisième, par comparaison, est dur, rauque. Qu'on les transforme de majeur en mineur, en remplaçant le mi naturel par un mi bémol, l'impression restera la même.
En ce qui concerne les accords de quinte diminuée, on ne peut en aucun cas doubler la quinte, à cause de sa tendance attractive, qui amènerait forcément des défauts de réalisation*. On ne peut donc doubler que la tierce ou