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CROISEMENT, UNISSON

dans la série des harmoniques^ — toujours le modèle naturel), sous peine d'obtenir une sonorité molle, lourde, ou dure et crue, parfois les deux à la fois, comme dans le quatrième des exemples précédents. Certaines autres considérations doivent encore influer sur le choix d'une position. Ainsi on doit toujours, de préférence, placer à la première partie^ qui est la plus en évidence, une des meilleures notes de l'accord; dans certains accords, cela constitue même une obligation : les 7™" majeures, 7"*" mineures et 7"" de sensible n'admettent guère au soprano que la tierce ou la septième; leurs troisièmes renversements, accords de 2<*®, la seconde ou la quarte. Dans les accords de quinte et sixte sensible , de triton avec tierce majeure, de neuvième majeure de dominante, on doit éviter le frottement désagréable de seconde, en disposant certains sons en rapport de septième.

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Jusqu'ici nous n'avons envisagé que des accords considérés individuellement. C'est ce qu'on appelle, en langage technique, des accords au repos. Mais la partie la plus intéressante des études d'harmonie consiste dans la mise en mouvement de ces mêmes accords, dans la façon de les enchaîner, de les souder les uns aux autres, de les grouper pour former avec eux des phrases, des périodes, et enfin des discours musicaux complets. En termes du métier, on appelle cela réalisation, par opposition à ce que laisse dans le vague le système du chiffrage. Les règles de réalisation sont donc celles qui concernent V enchaînement des accords.

GRAMMAIRE DE LA MUSIQUE

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