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OCTAVES ET QUINTES

IV. — La même prohibition subsiste quand les parties marchent par mouvement contraire, un unisson ou une quinzième venant à la suite d'une octave, une douzième succédant à une quinte, ou i^ice versa, étant d'un effet tout aussi déplaisant que deux octaves ou deux quintes de suite. Les formes de réalisation suivantes, ainsi que celles qui présenteraient les mêmes défauts, sont donc interdites.

Octaves ou quintes par mouvement contraire défendues.

V. — La dureté des quintes, la pauvreté des octaves consécutives, émises par mouvement direct, se font encore sentir lors même que ces intervalles sont séparés par quelques notes, sauf dans les mouvements excessivement lents. On doit rejeter comme fautifs des arrangements de ce genre :

Octaves

ou quintes séparées défendues.

Il faut qu'entre les deux octaves ou les deux quintes il

quartes, de quintes et d'octayes, ce qui nous apparaît aujourd'hui comme à la fois faible et rauque» intolérable en un mot.

Les grands compositeurs de nos jours s ay en t parfaitement, quand c'est nécessaire pour obtenir un bel effet de sonorité, s'affranchir de cette règle, dont la rigueur n'est nécessaire qu'à l'école. (Cette appréciation ne pourrait trouyer sa place dans un ouyrage purement didactique.)

Ce qui est sûr, c'est qu'une seule quintCy émise ayec une certaine

GRAMMAIRE DE LA MUSIQUE

existe un accord intermédiaire pour qu'elles cessent d'être désagréables ; et c'est ici que le chiffrage va pour la première fois nous être un moyen commode d'analyse. Des deux exemples suivants, presque semblables, le premier est mauvais et contient deux octaves ; le deuxième est bon, parce que ces deux mêmes octaves sont séparées, non plus par une note, mais par un accord intermédiaire qui efface le sentiment de la première octave avant que la deuxième se fasse entendre.

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De même ici pour des quintes, qui sont fautives dans le premier exemple, et n'existent plus dans le deuxième,

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