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DISSONANTS

XI. — Tout accord dissonant contient au moins une dissonance^, qui est la septième dans la forme primitive de raccord, et devient naturellement un autre intervalle dans chacun de ses renversements, sans cesser pour cela d'être la dissonance.

Or, la dissonance doit absolument, pour satisfaire aux lois de rharmonie, se résoudre en descendant d'un degré sur une note de l'accord suivant. C'est ce qu'on appelle la résolution naturelle. De plus, chaque fois qu'un accord dissonant contient une consonance attractive (quinte diminuée ou quarte augmentée) qui est déjà presque une dissonance, cet intervalle doit, autant que possible, se résoudre lui-même selon ses propres tendances.

L'accord de ; contient deux notes à mouvement

obligé, la septième, dissonance, qui doit forcément descendre, et la tierce, qui, en qualité de note sensible, doit monter. Ces deux notes forment d'ailleurs entre elles l'intervalle de quinte diminuée et tendent par conséquent à se rapprocher.

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+ notosensibleV obliges )

Les seuls accords sur lesquels puisse se faire sa réso-

1. Seuls, les accords de neuyième en contiennent deux, la septième et la neuTième.

Lavignag. — La Musique. 16

278 GRAMMAIRE DE LA MUSIQUE

lution naturelle sont ceux qui contiennent les notes nécessaires à Texécution de ces mouvements obligés; il yen a trois, en majeur comme en mineur.

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(Il peut sembler qu'il y en a un quatrième qui remplirait les mêmes conditions, l'accord de sixte du troisième

degré ffj ^ ; mais il est impraticable en cette circonstance, car, de quelque façon qu'on dispose les parties, il occasionnerait toujours l'octave directe ^^ ' 1 ^ * ^^

l'octave directe n'est jamais plus mauvaise que lorsqu'elle est amenée par des notes ayant un mouvement obligé, dissonances ou consonances attractives. En ce cas, on doit la proscrire absolument, même dans les parties intermédiaires.)

La résolution naturelle des renversements a lieu de la même manière, c'est-à-dire toutes fois que les notes à mouvement obligé trouvent dans l'accord suivant le son vers lequel elles sont attirées.

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XII. — Quand ces mêmes notes à mouvement obligé, ou l'une d'elles, font partie de l'accord qui suit, elles doivent rester en place, dans la même partie, sans monter ni descendre, et alors il y a non-résolution.

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