WM
Mi m.
BéM.
ou, enfin, combiner habilement tous ces divers procédés, pour obtenir un résultat plus imprévu ou plus intéressant.
Exemple d*\Jt majeur à Si bémol mineur,
ch.de mode
rhangt ton ,
démode voisin enh. équiv. ®""-
ItMdj.Ct lab .Mi min. Maj. ^ Maj.
La Sol Si\> Muj. min. Maj.
Sib min.
Autre exemple, de La mineur à Mi bémol majeur.
ton
vnisin
ton ton voisin voisin
enh.
ch.de mode
lirh]?:] J I 1/1 1
Tï
zr
Lni/jin Mi S/b Fé Sol Sol Mi Mib Cadence. - .
înni Mctj. minmin. Maj. Maj min. Aiib
ou J^aj' min.
On voit que les ressources de la modulation sont ab-
332 GRAMMAIRE DE LA MUSIQUE
solument variées; les exemples que nous avons donnés sont des plus banals qui existent.
Certains accords prêtent d'une façon toute spéciale à
la modulation. Tels sont les accords de ' , dont le simple
enchaînement, par mouvement de quinte descendante ou de quarte ascendante (résolution exceptionnelle), fait parcourir, de dominante en dominante, tout le cycle des tonalités.
JiQ h o , !.. .'°^
|..^"bo""|,.J|n^
L\i II
Ut fa sibtnib/ab rébsjolbdob mi la ré so/ ut
mai ^'*
"il-
ou min.
en laissant toutefois à l'accord final toute liberté d'opter entre le mode majeur et le mode mineur.
Au moyen de cette série, qui n'est pas autre chose qu'une longue marche modulante, on pourrait moduler entre deux tons quelconques, à la seule condition de choisir comme point de départ la dominante du ton initial, et comme point d'arrivée celle du ton auquel on désire aboutir; on peut aussi, bien entendu, établir des séries semblables au moyen des renversements :
w »»bo obo.flu. 8bo>' tTteg
" o bo o " o bo — CT"
§ J.2 6 ..-♦«. ^ 7 *? nfi. 4./ & *.t 6 etc.
^J4 l+4etc. ^.6 7^e 7 etc. +4 |, +4 J.
, ,, O bo o bo '^ **" ^ 1
Il il
fcgt
mais il est aisé de concevoir combien un pareil procédé
est puéril. Je ne l'ai même décrit ici que pour avoir l'occasion de présenter la cadence évitée, que j'ai promis* d'expliquer à propos des modulations. Elle est constituée par deux accords consécutifs quelconques pris dans la série précédente, c'est-à-dire deux accords de septième de dominante à distance de quinte ; il y a donc déplacement de la dominante, d'où résulte, en même temps qu'une cadence, une modulation^ un changement de tonique.
Cadences éTitées.
ï^as
^*ff
TT
dUideFa dtRêdeFa
Voici la formule la plus simple de cadence évitée :
(C.évit.) I (C.parf.)
Sr
tr
Je place en regard une formule semblable de cadence parfaite; on remarquera qu'elles ne diffèrent que par un seul accord, ou mieux une seule note, celle qui détermine la modulation à la sous-dominante, et qui est produite par la résolution exceptionnelle' de la note sensible du
premier accord de ' .
D'autres accords très propices aux modulations sont les accords de 7, qui seuls présentent cette particularité