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PÉDALES

de bon goût et d'équilibre, d'à-propos surtout. La modulation aux tons voisins convient en général à l'expression des sentiments simples, naïfs; celle aux tons éloignés comporte le plus souvent avec elle l'idée de surprise, de transition brusque, et il est bon de savoir la réserver pour ces effets particuliers... Mais nous aurons l'occasion de revenir sur ce sujet à l'article Composition^, où il sera mieux à sa place.

En parlant maintenant des pédales, nous aurons épuisé, je crois, l'ensemble de faits harmoniques que peut embrasser un ouvrage aussi condensé que celui-ci.

Une pédale, dans le sens qu'en langage harmonique on donne à ce mot, consiste en un son soutenu avec une certaine persistance pendant que se succèdent des accords plus- ou moins nombreux.

Comme son nom le fait pressentir, la pédale tire son origine de la musique d'orgue, où souvent de longues tenues sont confiées au clavier inférieur, mû par les pieds de l'organiste, et appelé pour cette raison clavier de pédales. Mais, par extension, et pour enrichir le domaine harmonique, on a été conduit à admettre de longues tenues aussi bien dans le médium ou l'aigu que dans la région grave, et on leur a appliqué, plus ou moins judicieusement, le nom générique de pédales.

C'est ainsi que nous possédons les pédales inférieures (les seules qui justifient leur appellation), les pédales sU'périeures et les pédales intérieures.

Quel que soit l'étage où on la loge, la pédale ne peut être, en raison de l'importance que lui donne sa longue durée, qu'une des notes prépondérantes de la tonalité. C'est toujours la tonique ou la dominante.

Ce qu'il importe de savoir, c'est que pendant la durée

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