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ETUDE DE L'HARMONIE

et de la dissection des œuvres des maîtres, de l'appréciation et de la comparaison des procédés par eux employés, jouissances purement intellectuelles et n'ayant aucun rapport, même lointain, avec l'impression sensuelle qu'éprouve l'amateur du goût le plus élevé, mais non harmoniste, à l'audition d'une œuvre musicale dont il n'a aucun moyen de fouiller la contexture, quelle que soit d'ailleurs la somme de plaisir qu'il en puisse éprouver. C'est tout autre chose. Ce sont deux ordres d'idées différents, dont naissent des modes d'appréciation bien différents aussi.

L'étude de cet art est longue, d'une certaine difficulté, qu'on est souvent porté à s'exagérer, mais attachante et captivante au plus haut degré. Elle demande à être faite paisiblement, à tête reposée, sans aucune précipitation. Un minimum de deux ans d'un travail assidu, mais t tranquille, est nécessaire pour celui qui veut seulement se rendre un compte exact de ses difficultés et des pro- ^ cédés employés pour les vaincre ou les esquiver. Quant au compositeur, il étudie l'harmonie toute sa vie, sans même y prendre garde, et découvre chaque jour quelque nouvel agencement ingénieux, quelque application imprévue. Je ne parle ici que du compositeur de génie.

De nombreux et remarquables ouvrages ont été écrits pour l'enseignement de l'harmonie ; je cite ici en tête ceux dont il est fait un usage courant au Conservatoire de Paris, et qui, pour cette raison, me sont plus familiers :

Reber, Traité d'harmonie.

Th. Dubois, Notes et Études (complément du traité de Reber).

Fr. Bazin, Cours d'harmonie.

E. Durand, Cours d'harmonie.

Savard, Manuel d'harmonie.

Th. Dubois, 81 Leçons d'harmonie.

A. Lavignac, Recueil de leçons d'harmonie,

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