ACCORDS
partiel 7, si [>, on entre dans la région considérée comme dissonante :
1 iJL
ace. coiisoniiaiit ace. dissonant .
7 16 à cause des rapports ^ et — [mi^si b et do-sl |>) qui sont
déjà trop éloignés de la pureté théorique et produisent sur notre oreille une légère sensation de dureté, peutêtre en faisant vibrer des fibres nerveuses trop voisines les unes des autres, qui s'entre-choquent dans leurs mouvements.
Helmholtz a établi à ce sujet une tout autre théorie, admirablement ingénieuse, basée sur les sons résultants, mais qui a le défaut de ne pas s'accorder exactement avec le sentiment musical. Je m'en tiens donc à celle que je viens d'exposer, mais en conseillant au lecteur d'étudier aussi celle d'Helmholtz, très intéressante dans sa subtilité, et qui, si elle ne satisfait pas absolument le sens artistique, renferme des éléments de nature à guider les vrais chercheurs.
F. — Sonorité des salles.
La branche la moins avancée des sciences acoustiques, malgré le grand intérêt qu'elle présente, est certainement celle qui a trait à la sonorité des salles, intimement liée à l'architecture. On possède depuis longtemps des données, des documents, mais on n'est pas encore arrivé à construire à coup sûr, mathématiquement, une salle parfaite au point de vue de l'acoustique.
Il n'y a pas longtemps qu'un de nos plus célèbres architectes, chargé de construire à Paris une salle de spectacle, a parcouru l'Europe pour étudier partout, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, etc., les conditions de sonorité des théâtres réputés comme satisfaisant le mieux à ces lois inconnues; malgré toute sa conscience, le résultat n'a rien donné d'extraordinaire, au point de vue de la sonorité, bien entendu. Ce même architecte, chargé de l'entretien de la salle du Conservatoire, qui est une merveille d'acoustique, sans qu'on puisse au juste dire pourquoi, n'ose pas déplacer la cloison d'une loge, ajouter une draperie, faire la moindre modification, dans la •crainte, parfaitement justifiée, d'altérer cette perfection inexpliquée.
Lorsqu'on construit une salle de concert, ou de théâtre, on a à se garer de deux écueils : ï insuffisance ou V excès de sonorité; c'est généralement dans le deuxième qu'on tombe.
Une salle est nécessairement un lieu clos dans lequel les ondes sonores ne se propagent pas avec la même liberté ■qu'en plein air, par zones concentriques, mais subissent contre les parois, murs, plafond, plancher, les réflexions les plus diverses ; là ne se borne pas la complication, car, «elon leur nature , selon la matière dont elles sont faites, pierre plus ou moins dure, fer, bois de diverses essences, étoffes de tenture, les parois offrent des degrés divers de résistance, de conductibilité aussi, et produisent les effets les plus imprévus. Il y a plus : telle salle dont la sonorité est trop violente lorsqu'elle est vide, devient très bonne lorsqu'elle est garnie de spectateurs, apportant avec eux le capitonnage de leurs vêtements, qui agit sur le son -comme le feraient des tapis ou des draperies.
'La pire des choses pour une salle, qu'elle soit destinée à la musique ou à la parole, c'est de présenter des échos ou des répercussions Or, nous ne sommes guère plus