REGISTRES
ganiste fait mouvoir les registres de façon à ouvrir ou fermer à la fois tous les tuyaux des différents jeux qu'ils régissent, d'où leur nom.
Un jeu étant ouvert, c'est-à-dire son registre ayant glissé dans sa rainure de la quantité nécessaire pour amener chacun de ses trous en face du tuyau correspondant, Tair n'y pénètre pas encore; car chaque tuyau, à l'état de repos, a son orifice inférieur clos par une soupape, qui ne peut être ouverte que par rabaissement d'une touche du clavier.
Ainsi donc, au moyen d*un registre, l'organiste fait appel à tout un jeu; et, par une touche du clavier, il commande à une note précise de ce même jeu. Aussi bien, s'il avait ouvert tous les registres, avec un seul doigt il ferait parler toutes les notes semblables de tous les jeux ; tandis que si tous les registres sont fermés, la touche reste muette.
Ceci s'applique rigoureusement à un orgue très simple et n'ayant qu'un seul clavier; mais en général les grandes orgues possèdent deux, trois, quatre et même cinq claviers superposés en amphithéâtre, plus un pédalier, et les jeux sont répartis entre ces divers claviers.
Aucune règle absolue ne préside à cette répartition; je Tai déjà dit, il n'y a pas deux orgues semblables. Dans la majorité des cas, s'il s'agit d'un orgue à 5 claviers, cle premier*, qui s'appelle posm/*, contient les jeux à articulation rapide, ceux qui prêtent à la volubilité, et sont placés de manière à porter directement sur l'auditoire*; le deuxième s'appelle clavier de grand orgue, et commande aux jeux les plus énergiques; il en est à peu près de même du troisième ou clavier de bombarde; le quatrième, ou