COR ANGLAIS
courbée, qui était considérée, vu sa longueur, comme d'un maniement plus commode; de plus, il était généralement recouvert d'une sorte de sac en peau; le tout contribuait à lui donner une certaine ressemblance avec un cor ou une corne, une sorte de cor des Alpes; on peut voir là l'origine probable de ce singulier nom de cor, qui n'est justifié ni par le timbre de l'instrument ni par la famille à laquelle il appartient. Maintenant, pourquoi anglais? Je l'ignore, et j'en ai pourtant bien cherché l'explication; mais il n'est pas sans intérêt de savoir que les Anglais l'appellent, à l'occasion : cor français [French horn).
On l'appelait souvent autrefois hautbois de chasse.
Haatbois d'amoar.
Intermédiaire entre le hautbois et le cor anglais, le hautbois d'amour, instrument tombé en désuétude, était très employé au temps de S. Bach. C'est un hautbois en la.
Son étendue était : fU / ^^=^. qu'on écri-
vail
, selon le principe qui régit
tous les instruments transpositeurs. Son timbre doux et voilé, SQoins mordant que le hautbois, moins caverneux que le cor anglais, avait un grand charme, et on peut en regretter l'abandon
Fig. 47.
hautbois d'amour.
Hauteur, 0"'72.
Tuyau ouvert, à perce conique, anche double; peut Être considéré comme la basse du hautbois.
Étendue considérable pour un instrument à
vent, trois octaves : *J' / p avec tous
^^^^^^ les degrés chi-omatîques. Comme dans la flûte et le hautbois, les notes les plus graves sont des sons fondamentaux, celles du médium des harmoniques 2, et les plus aiguËs des harmoniques 3, 4, 5, qu'on obtient par le même doigter que les sons fondamentaux, en forçant le souffle pour déterminer le partage en deux, trois ou quatre segments de la colonne d'air. II en résulte des variétés de timbre. Dans son extrême grave, il est solennel et pontifical comme une pédale d'orgue; le médium est d'une sonorité douce assez pleine, mais sans grande force; l'aigu est principalement expressif, mais pénible et souffreteux, maladif, sans éclat.
Gel instrument possède aussi la note comique; dans le médium ou le grave, certains sons piqués, dont on a souventtiré parti, sont d'un grotesque qui frise parfois l'inconvenance.
On doit s'abstenir de ces quatre trilles ma-
:i que de ceux
itd'une difficulté extrf même impossibles.
MÉTHODES : Jancourt, Cokken, l Paré:
t k l'aigu le
Cet instrument figure plus souvent sur les partitions que dans les orchestres, où on le remplace généralement par un sarrusophoue ou quelque autn à anche.
Son étendue normale serait tave grave du basson; mais oi sert que des sons compris
entendu, à l'octave au-dessous Même avec cette étendue rf te, c'est l'instrument le plus g l'orchestre.
SarrawiplioDe '.
Instrument eu cuivre, à tu" nique et à anche double, ay rapport avec le hautbois et le 1 quoique d'un timbre plus voluii on en a fabriqué de beaucoup i