CLARINETTE
Le cara.ctère dominant de cet instrument « gravitépleined'onction,un grand charme saillant à la dignitû.
Pour la lecture, on doit nécessairement supposer la clef d'ul 2*, e pour le cor anglais.
Clariaelte-baise.
Cet instrument s'écrit comme la clarinette en si bémol , mais résonne une octave plus bas, c'està-dire une 9" majeure au-dessous de la note écrite :
Le lecteur de partition doit donc employer la clef d'ut 4", et supposer un octava bassa pei'pétuel.
Les dimensions du tuyau et le caractère pontifical du timbre de cet instrument s'opposent à l'emploi de dessins trop rapides et légers, sauf pourtant certains arpèges qu'il exécute non sans quelque souplesse, surtout dans ses meilleures tonalités, qui sont, comme pour toutes les clarinettes, celles qui contiennent le plus de notes naturelles, dans le ton écrit. Fig.si.-
Petites clarinettes.
On a fait des clarinettes aiguës en ré, en mil?, ^t en fa. Seule, celle en mi [? est d'un usage constant, mais seulement dans les orchestres militaires. Elle possède toutes les qualités de la grande clarinette, comme agilité; toutefois son timbre est toujours cru et aigre.
Son étendue écrite est la même que celle de la clari-
nette, /h / — , et le son produit plus élevé d'une
tierce mineure
rsr
(Gluck, Berlioz et Wagner ont introduit exceptionnellement cet instrument dans Torchestre.)
Saxophone.
Le saxophone* tient de la clarinette par son anche; mais son tuyau est conique, ce qui rend son doigter assez semblable à celui du hautbois, et il est généralement construit en cuivre. C'est un instrument hybride.
Son timbre ne peut se confondre avec aucun autre; il participe, si Ton veut, tout en ayant un volume plus considérable, de la clarinette-alto et du cor anglais; toutefois il s'impose et attire l'attention à un plus haut degré.
L'étendue écrite est celle du hautbois; mais, en faisant varier la grandeur de l'instrument, on obtient, comme nous l'avons déjà vu pour la clarinette, des étendues réelles diverses.