‹ La musiqueChapitre 69 sur 181 · L'ÉVEILLÉ · texte numérisé non relu

L'ÉVEILLÉ

Quelle mouche Te pique donc?

Tu fais la nitouche Hors de saison ; Mais je touche, Biauté farouche, Au moment d'en avoir raison.

FIXETTE

Nous verrons ça, patience.

l'éveillé, CQniinue.

Tatigué, qu'aUe a l'œil fripon !

Aile animerait une souche ; Auprès d'elle, jarnicoton, J'ai de l'esprit comme un démon.

XICETTE, sortant de sa rêverie.

On parle d'esprit. Écoutons.

FIXETTE

Pour moi, j'en ons eu dès que je t'ai vu, et bien fin à présent qui m'attraperait.

l'éveillé Te souviant-il de la première fois que je te rencontris?

FIXETTE

Oh ! que oui.

XICETTE

Je vais savoir comment l'esprit leur est venu.

l'éveillé

Air : Et la belle le trouva bon.

Me promenant à l'écart,

Un joui* au fond d'un bocage.

d34 = LA MUSIQUE. — CHAP. III ==^

,Je t'avisis, par hasard, A labri d'un épais feuillage, Tu dormais tranquillement.

FINETTE

Oh ! vi'aiment, j'en faisais semblant.

Fort bien.

l'éveillé

(Même air.)

Que ton air était charmant !

J'admire d'une cachette.

J'approche enfin doucement, Et je baise ta main blanchette ;

Tu t'éveilles en te fâchant.

finette Oh ! vi'aiment, j'en faisais semblant.

Mais pendant que tu rappelles le passé, tu ne songes pas au présent.

l'éveillé

T'as morgue raison. Apprête-toi, j'allons venir te chercher pour nous marier.

NICETTE

V'ia-t-il pas qu'elle l'empêche encore d'en dire davantage!

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