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FORME DES VIBRATIONS

une vitesse constante, dans le sens de la flèche supérieure, ou que le papier se meuve sous le diapason en sens inverse, celui de la flèche inférieure, en sorte que le diapason décrive, quand il ne résonne pas, la ligne ponctuée de. Donnons maintenant le même mouvement relatif au diapason, mais en faisant vibrer ses branches; il décrira sur le

Fig. 5.

papier la ligne sinueuse de. L’extrémité de la branche ainsi que le petit crayon auront un mouvement de va-et-vient, et seront, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre de la ligne ponctuée cd, comme le montre la ligne sinueuse décrite. Cette dernière ligne, dessinée sur le papier, représente l’espèce de mouvement exécuté par l’extrémité de la branche mise en vibrations. Comme le crayon b s’avance avec une vitesse constante, dans le sens de la droite cd, les parties égales interceptées sur cette ligne correspondent à des périodes égales, et la distance de la ligne sinueuse, de part et d’autre de la droite cd, indique de combien, pendant ces périodes égales, le crayon 6- a été dévié de part et d’autre de sa position d’équilibre.

Si on veut réaliser l’expérience expliquée ici, ce qu’il y a de mieux à faire, c’est de tendre le papier sur un cylindre, auquel un mouvement d'horlogerie imprime une rotation uniforme. On humecte le papier, et on le fait passer sur une flamme de térébenthine, de manière à le couvrir de noir de fumée; on peut alors facilement y tracer des traits déliés avec une pointe d’acier fine, un peu arrondie. La figure 6

Fig. 6.

est la copie d’un dessin, exécuté de cette manière par un diapason, sur le cylindre tournant du phonautographe de MM. Scott et Kônig.

La figure 7 représente une portion de cette courbe, à une grande échelle. 11 est facile d’en comprendre la signification.

La pointe traçante aglissé d'un mouvement uniforme dans la direction de la ligne eh. Admettons qu’il ait fallu de seconde pour décrire la portion eg ; partageons eg en douze parties égales, comme dans le dessin ; pour parcourir une de ces divisions dans le sens hori-

zontal, la pointe mettra de seconde; la courbe nous montre de

quel côté, et à quelle distance de la position d’équilibre ,se trouvera la

pointe mise en vibrations, après , etc., de seconde, et, gé-

néralement, après un temps aussi court que l’on voudra, compté à partir de l’instant où elle coïncidait avec le point e. Nous voyons qu’au

bout de -njT; de seconde, elle s’est élevée de la hauteur 1 : qu’elle s’é-

i JO

Joigne pendant de seconde, puis se rapproche de sa position i JO

d’équilibre, qu’elle y revient au bout de de seconde, puispasse

de l’autre côté de la ligne eh, etc. Nous pouvons aussi déterminer facilement la position de la pointe, au bout d’une fraction quelconque de

ce -77J7- de seconde. Un dessin de ce genre fait donc connaître irnméi JO

diatement, à quel point de sa course se trouve le corps vibrant à un moment quelconque, et, par conséquent, donne la représentation complète du mouvement. Si le lecteur veut se représenter le mouvement du point vibrant, il n’a qu’à pratiquer dans une feuille de papier une fente verticale étroite. Qu’il place le papier sur la figure 6 ou 7, de façon à ne voir, à travers la fente, qu’une petite partie de lacourbe; qu’il fasse ensuite lentement glisser le livre sous le papier, et il verra le point noir ou blanc se mouvoir dans la fente, plus lentement, mais de la môme manière que le diapason.

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