CONCLUSIONS
L'observation de notre malade confirme les études déjà faites sur les aveugles-nés opérés avec succès.
Une intervention pratiquée sur un aveugle-né peut lui rendre un appareil visuel convenable, mais non la vision.
Ce qu’un œil opéré peut percevoir ne saurait être bien interprété par un cerveau aux centres visuels presque vierges et n'ayant connu jusqu'alors que des sensations de clair et d'obscur ou de couleurs vives; car les sujets opérables avec fruit doivent avoir une rétine impressionnable, par suite, une bonne perception et localisation lumineuse et des observations déjà recueillies, il résulte qu'en outre ils connaissent presque tous certaines couleurs.
La vision chez ces opérés naît après une longue éducation de leur sens visuel. Cette éducation des centres cérébraux ne se fait qu'à l’aide des sensations tactiles, kinesthésiques, auditives, olfactives; elle est le complément obligatoire de l'opération.
Cette éducation peut être très longue; elle est conditionnée par le bon résultat opératoire et l'intelligence du sujet.
Après l'opération, on voit la reconnaissance de la forme accompagner très vite la vision des couleurs. La perception de