‹ La Nation tchèque (volume 2)Chapitre 45 sur 47 · RÉPUBLIQUE TCHÉCOSLOVAQUE · texte numérisé non relu

RÉPUBLIQUE TCHÉCOSLOVAQUE

// est donc sûr qu'on pourra compter sur la République Tchéco-Slovaque comme sur un Etat solide, un des plus solides sûrement de l'Europe centrale — clef de voûte du nouveau système, destiné à maintenir la paix future. Nous sommes heureux de pouvoir exprimer ces certitudes à nos Alliés' de l'Europe occidentale. Nous leur avons plusieurs fois assuré que la politique de loyauté, de sincérité et d'honnêteté que flous menions avant et pendant la guerre serait poursuivie par nous après la conclusion de la paix. Une telle résolution est un gage précieux pour la France, car s'il est deux Etats dont les intérêts, les idées et les plans d'avenir concordent, ce sont indubitablement, la République Française et la République Tchéco-Slovaque. La France verra qu'elle n'a pas inutilement donné son appui, si précieux et si effectif, à la renaissance de notre patrie.

Edouard Benes.

Préface de l'ouvrage de Louise Weiss: La République Tchécoslovaque, qui vient de paraître à la librairie Payot & Gic, Paris.

// sera précieux pour la France de renforcer son amitié avec un Etat riche, peuplé, admirablement placé pour surveiller les méfaits du germanisme, habité par une nation laborieuse et intelligente. Nous pourrons trouver en Bohême un champ d'action non seulement politique et commercial, mais artistique et littéraire.

De notre côté, nous devrons nous intéresser plus que nous ne V avons fait jusqu'à ce jour aux manifestations du génie tchèque . . .

Il n'y a pas, dans le monde entier, de peuple supérieur pour la valeur morale au peuple tchèque. Entre la Bohême et la France l'échange des idées devrait être continu, comme au temps où les Universités de Prague et de Paris se répondaient.

Edouard Herriot,

Maire de Lyon, Sénateur du Rhône.

(Passage extrait de « Créer », Pavot et Cie, II vol.)

Imprimerie Slave, 182, rue du Faubourg- Saint- Martin, Paris.

La République Tchécoslovaque, et les Alliés.

Nous savons bien que nous n'avons pas hésité et cherché s'il nous serait plus utile de nous associer à la cause des Allemands, même quand ils étaient vainqueurs. Nous savons ce que nous avons fait pour la victoire des Alliés et cette conscience d'un devoir bien accompli rend notre reconnaissance envers les Alliés plus profonde et plus sincère encore. Les Alliés peuvent toujours compter sur nous, quand il s'agira de la défense contre V ennemi séculaire. Nous offrons et donnons notre fidélité franchement et simplement; nous la considérons comme un devoir de notre peuple. Nous n'avons pas besoin d'ailleurs de jurer de notre fidélité, car nos sentiments ne datent pas des jours de victoire, mais de jours terribles où les ennemis criaient déjà la victoire définitive et ou, séparés de vous par les murs de la censure ou des prisons, nous n'avions pour nous soutenir que la foi dans le triomphe d'une cause juste et la ferme résolution de vaincre avec vous ou de succomber sous la force brutale de nos ennemis.

Discours de M. Karel Kramâf, Président du Conseil de la République Tchécoslovaque, prononcé le 10 avril, dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne.

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