‹ La Nation tchèqueChapitre 38 sur 45 · rue Bonaparte · texte numérisé non relu

rue Bonaparte

The New Europe, revue hebdomadaire anglaise, 1" année, Londres. Constable et Co.

AuERBACH. Les Races et les Nationalités en Autriche-Hongrie. E. Benes. Détruisez l'Autriche-Hongrie, Delagrave, Paris, 1916. Andrk Chf.radame. L'Europe et la question d'Aufrirlir au seuil du XX* siècle. Pion, Paris.

L'Allemagne, la France et ia question d'Autriche, Pion, Paris, 1902.

— Le Plan pangermaniste démasqué, Pion, Paris,

{Voir la suite à la page 3.)

3* Année.— N° 14.

1'' Janvier 1918.

La

Nation Tchèque

Revue bi-mensuelle DIRECTEUR: EDOUARD BENES

Professeur agrégé à l'Université de Prague

Secrétaire-Général du Conseil National des Pays Tchèques

SOMMAIRE

Rapport au Président de la République Française.

Edouard Benes.

La politique française et l'Armée tchécoslovaque en France.

E. Denis.

La crise politique en Allemagne.

Bibliographie.

Tanu : Les Slovaques.

Hases

Mémoires et Documents.

L'interpellation allemande sur la conduite des Tchécoslovaques pendant la guerre.

Un jugement pangermaniste sur la situation en Bohème.

Echos et Nouvelles.

Situation économique.

Piiges

PARIS

18, rue Bonaparte, 18

Prix du numéro : 35 cts.

parait le 1" et le 15 de chaque mois.

RÉDACTION ET ADMINISTRATION

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France et Colonies 8 fr. 4 50

Union Postale 9 fr. 5 fr.

Conseil National des Pays Tchèques

Le Conseil National des Pays Tchèques est V organe central de toute action politique tchèque et slovaque dans les pays alliés. Il dirige toute la propagande, l'action politique, militaire et diplomatique concernant la question tchécoslovaque. Son rôle est de faire connaître les aspirations de la nation tchécoslovaque, de coordonner tous les efforts et de préparer les dossiers qui prouvent la légitimité de ses revendications. Le Conseil National des Pays Tchèques, seul compétent et responsable, n'agira qu'en parfaite harmonie avec les représentants qualifiés des Puissances Alliées. — Le Secrétariat général du Conseil National des Pays Tchèques a son siège à Paris, 18, rue Bonaparte.

Le Secrétariat général du Conseil National des Pays Tchèques est à la disposition de tous ceux qui désirent avoir des renseignements de tout genre sur les Tchécoslovaques, les Pays Tchèques et toutes les questions austro-hongroises.

Impudence magyare.

Il n'est pas de démonstration plus probante de la canaillerie polique magyare que les incidents qui se sont déroulés ces dernières semaines dans les chambres autrichienne et magyare. Le 20 novembre le président du Conseil hongrois répudiant les attaques des Tchèques contre les Magyars au sujet du traitement barbare infligé aux Slovaques, a parlé ainsi:

M. Weckerle : „ Je répudie cette calomnie. 11 me faut déclarer que dans aucun^pays du mondefles races ne jouissent d'autant de liberté que chez nous.^^

Le 4 décembre, les Tchèques, par la voix de leur député Stransky, ne tardèrent pas à donner à l'impudent ministre la réponse qu'il fallait.

« Considérez, dit le député tchèque, le sort des Slovaques opprimés en Hongrie. On ne doit pas s'étonner que les Tchèques, en vertu du principe de libération des nations — seule base sur laquelle une paix durable peut être établie — luttent pour que les Slovaques soient libérés du joug magyar. Les 2 millions de Slovaques n'ont aucune université, pas une seule école secondaire et pas davantage d'école professionnelle. Ce pauvre peuple a cependant créé naguère, et par ses propres moyens, trois gymnases que le gouvernement magyar a fermés. Le gouvernement magyar n'a jamais autorisé l'établissement d'une école professionnelle, au moyens de fonds slovaques privés. Sur 2.450 écoles primaires destinées aux Slovaques, il n'y en a que 365 où la langue slovaque soit autorisée comme langue secondaire. Sur 2.990 écoles maternelles en Hongrie, il n'y en a pas une seule qui soit slovaque. En 1910, il y avait 926 écoles secondaires magyares, 10 allemandes, 9 serbes, mais pas une seule école secondaire en langue slovaque et ruthène. Les politiciens slovaques sont persécutés. Toutes leurs tentatives pour la défense du peuple slovaque contre l'exploitation magyare est taxée de haute trahison. »

Les négociateurs bolcheviques de la paix allemande feraient peutêtre bien d'examiner attentivement ce qui s'est passé, ces dernières semaines, dans les Parlements autrichien et hongrois.

Paroles des socialistes tchèques au Reichsrat.

(Du discours du député Tusar du 5 décembre 1917.

„I1 n'y a pas chez nous de parti qui ne souhaite l'État tchèque et l'uniop de Tchèques à la branche slovaque. (l'ives upprobiUions purmi lf\s Tchèques.) La pation entière est unanime dans cette aspiration, les ouvriers comme les bourgeois, les socialistes comme les a^raricns, aussi bien que l'extrcme-droite des catholiques. Nous ne nous laisserons pas ébranler par les menaces, peu nous importe que le comte Tisza qualifie de trahison notre lutte pour l'indépepdance. ( ippinudissenwnls des Tchèques.) Il p'y a pas si longtemps que les patriotes magyars travaillaient à Pctro^rad, à Paris, à Londres et en Italie pour l'indépendance de leur nation, due le Étouvcrnement traite toute la patioi> tchèque de traître, ceci pcus est totalement indifférent. (Applaudissements des Tchèques.) Appeler traître celui qui veut la liberté et le droit, c'est alors un honneur d'être traître. (Appluutlissemenls des Tchèques.) Les Tchèques veulept ce que l'empereur déclarait hier dans son dernier discours du trône :,, Être les maîtres dans leur propre maison/^ (A ppluudisseinetUs pîirini !rs Tchèques.)

Nous adressons ces paroles du député socialiste tchèque qui était considéré comme « minoritaire », à tous les partis socialistes du monde entier, aux socialistes russes et à l'opinion publique de l'Entente. C'est en tant que délégué de l'Union parlementaire tchèque aussi bien que du parti socialiste qu'il parlait ainsi. On ne peut imaginer un langage plus net et plus clair.

Imprimerie Slave, 182, rue du Fiubourc St. -Martin, Paris,

Arthur Chervin. L'Autriche et la Hongrie de demain, Berger-

Levrault, Paris, 1915.

— U Allemagne de demain, Berger-Levraiilt, Paris,

E. Denis. Huss et la guerre des Hussites, E. Leroux, Paris 1878.

— Fin de l'Indépendance bohème, A. Colin, Paris, 1881,

— La Bohême depuis la Montagne Blanche, E. Leroux,

Paris, 1903.

— Les Slovaques, Delagrave, Paris, 1917. EiSENiMANN. Le compromis austro-hongrois, Paris, 1904.

— La Solidarité slave, Paris, 1916.

E. Belsky. Le Socialisme autrichien et la Guerre, Paris, 1915. Hantich. La Musique tchèque, Nilsonn, Paris.

— Prague, Nilsonn, Paris.

— Le Paysan tchèque, Nilsonn, Paris.

— L'Art tchèque au XI X^ siècle, Nilsonn, Paris.

— Le Droit historique de la Bohême, Chevalier-Marescq

et Cie.

— La Bohême d'aujourd'hui. Pion, Paris.

Jelinek. La littérature tchèque contemporaine, Paris, 1912. L. Léger. Russes et Slaves, Hachette, Paris.

■ — La renaissance tchèque au XIX^ siècle, Alcari, Paris, La liquidation de l' Autriche-Hongrie, Alcan, Paris,

— La Race Slave, Alcan, 1910.

Baker James. Pictures from Bohemia, Chapman et Hall, London,

E. G. Balch, Our Slavic Fcllow Citiziens in America, New- York,

Bowring. /. Cheskian Anthology, London, 1832. Capek Thomas, Bohemia under Habsburg Misrule, Réveil et Co, New-York.

— The Slovaks of Hungary, New-York, 1906.

LuTzow, CouNT Francis. Bohemia, A historical sketch, Every-

— man's Library.

— Prague. Illustrated stary of Prague,

Dent et Sons.

— The Life of times of Master John Hus,

Dent et Sons.

— A. History of Bohemian littérature,

London, 1909.

F. P. Marchant. An Outline of Bohemian literature, London, 1898. Masaryk. The Problem of Small Nations in the European Crisis,

— London, 1916.

— The Slavs among the Nations, London, 1916. Maurice E. C. The Story of Bohemia, London, 1896. Monroe W. s. Bohemia and Czechs, L. C. Pape, Boston, 1916. Prochazka J. Bohemian's Claim for freedom, Chatto et Vindus,

— London.

Selver Paul. An Anthology of Modem Bohemian Poetry, H. G.

— Drane, London.

Steed H. W. The Habsburg Monarchy, Constable et Co, London,

Nos ennemis sont à Vienne et à Budapest,

déclare au Reichsrat un député tchèque.

Le 21 novembre, parlant des revendications tchèques, Seidler, président du Conseil autrichien, s'est attiré une interruption caractéristique du député tchèque Stransky, un des chefs les plus remarquables de l'opposition slave:

M. Seidler :

,, Si les tendances dont nous avons parlé visaient à ce que les questions qui ne doivent être résolues qu'à l'intérieur soient imposées par nos ennemis comme conditions de paix,

Stransky, député tchèque. — Nos BnnGmiS

sont ici, à Vienne! Nos ennemis sont à Budapest!

M. Seidler : de telles prétentions doivent

être sévèrement condamnées et repoussées.

C'est en plein Reichsrat que les Tchèques parlent ainsi. L'univers entier connaît aujourd'hui et les sentiments et la conduite des Tchécoslovaques pendant la guerre. Nous tenons, toutefois, à ce que les paroles courageuses d'un des représentants les plus qualifiés des Trhécoslovaques soient entendues une fois de plus.

Itnpriinerie Slave, 182, rue du Faubourg St.-Mariin, Paris,

EiSENMANN. Le compromis austro-hongrois, Paris, 1904. \

— La Solidarité slave, Paris, 1916. E. Belsky. Le Socialisme autrichien et la Guerre, Paris, 1915. Hantich. La Musique tchèque, Nlisonn, Paris.

— Prague, Nilsonn, Paris.

— Le Paysan tchèque, Nilsonn, Paris.

— L'Art tchèque au XIX" siècle, Nilsonn, Paris.

— Le Droit historique de la Bohême, Chevalier-Marescq

et Cie.

— La Bohême d'aujourd'hui, Pion, Paris.

Jelinek. La littérature tchèque contemporaine, Paris, 1912. L. Léger. Russes et Slaves, Hachette, Paris.

— La renaissance tchèque au X1X° siècle, Alcan, Paris,

— La liquidation de l'Autriche-Hongrie, Alcan, Paris,

— La Race Slave, Alcan, 1910.

Baker }AmEs. Pictures from Bohemia, Chapman et Hall, London,

E. G. Balch, Our Slavic Fellow Citiziens in America, New- York,

BowRiNG. /. Cheskian Anthology, London, 1832. Capek Thomas. Bohemia under Habsburg Misrule, Réveil et Co, New-York.

— The Slovaks of Hungary, New- York, 1906.

LuTzow, CouNT Francis. Bohemia, A historical sketch, Every-

— man's Library.

— Prague, lllustrated stary of Prague,

Dent et Sons.

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Dent et Sons.

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London, 1909.

F, P. Marchant. An Outline of Bohemian literature, London, 1898. Masaryk. The Problem of Small Nations in the European Crisis,

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— The Slavs among the Nations, London, 1916. Maurice E. C. The Story of Bohemia, London, 1896. Monroe W. s. Bohemia and Czechs, L. C. Pape, Boston, 1916. Prochazka J. Bohemian's Claim for freedom, Chatto et Vindus,

— London.

Selver Paul. An Anthology of Modem Bohemian Poetry, H, G.

— Drane, London.

Steed h. W, The Habsburg Monarchy, Constable et Co, London,

Seton-Watson R. W. Racial Problems in Hungary, Constable et Co, 1908.

— The Future of Bohemia, London, Nisbet

— German, Slav and Magyar, Williams et

Norgate, London.

Schwarze Rev. John H us, Réveil et Co. New- York, 1915. E. Benes. La Boemia contro l'Austria-Ungheria, Ed. Ansonia, Roma, 1917.

Les Tchécoslovaques et l'Alsace- Lor raine.

Déclarat'on des députes tchèques au Riichsrat de V tenue le 9 Novembre i<^i7

En 1870, seuls parmi les représentants des peuples européens, les députés tchèques à la Diète de Bohême avaient solennellement prolesté contre le projet formé à Berlin d'annexer à l'Allemagne l'Alsace et la Lorraine. Ils viennent de renouveler cet acte courageux dont les circonstances augmentent encore la portée.

M. Stanëk, président de l'Union Tchèque, n'a pas craint de rappeler, le 9 novembre, à la tribune de Reichsrat, la déclaration de 1870, et de réitérer avec véhémence ce document précieux dont voici les* passages principaux :

La nation tchèque ne peut pas ne pas exprimer sa plus ardente sympathie à cette noble et glorieuse France, qui défepd aujourd'hui son indépendance et le sol natiopal, qui a si bien mérité de la civilisation, et à laquelle noussommes redevables des plus Éirands progrès réalisés dans le principe d'humanité et de liberté. La nationtchèquealaconvictioi> qu'unetelle humiliation que le fait d'arracher un lambeau de son territoire (l'Alsace et la Lorraine) à une pation illustre et héroïque, remplie d'une juste fierté nationale, serait une source inépuisable de nouvelles guerres et, par conséquent de nouvelles blessures à l'humanité et à la civilisation. Le peuple tchèque est un petit peuple, mais son âme et son courai^e ne sopt pas petits. Il rougirait de laisser croire par soi> silence qu il approuve l'ipjustice, ou qu'il p'ose pas protester coptre elle, parce qu'elle a pour elle la puissance. C'est dins cet esprit que la nation tchèque se jette d.it>s l'action, prête à faire tous les sacrifices que lui dictera sa conscience. Mèms si son appel devait rester inutile, elle aurait du moins l'intime satisfaction d'avoir accompli son devoir daps un momept critique en rendant témoi^na^e à la vérité, au droit et à la cause de la liberté des peuples.

Inutile de dire qivel effet de stupeur a produit ce discours hardi dans les milieux allemands et magyars de la Monarchie au nionient où un langage pareil constitue le crime de haute trahison. La nation toute entière se tourne vers la France glorieuse et héroïque. La France n'oubliera pus, certainement, ce geste noble et courageux.

Imprimerie Slave, 182, rue du Faubourg St.-M«rtin, Paris,

EisENMANN. Le compromis austro-hongrois, Paris, 1904. '

— La Solidarité slave, Paris, 1916. E. Belsky. Le Socialisme autrichien et la Guerre, Paris, 1915. Hantich. La Musique tchèque, Nlisonn, Paris.

— Prague, Nilsonn, Paris.

— Le Paysan tchèque, Nilsonn, Paris.

— L'Art tchèque au XIX" siècle, Nilsonn, Paris.

— Le Droit historique de la Bohême, Chevalier-Marescq

et Cie.

— La Bohême d'aujourd'hui. Pion, Paris.

Jelinek. La littérature tchèque contemporaine, Paris, 1912. L. Léger. Russes et Slaves, Hachette, Paris.

— La renaissance tchèque au XIX^ siècle, Alcan, Paris,

— La liquidation de V Autriche-Hongrie, Alcan, Paris,

— La Race Slave, Alcan, 1910.

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E. G. Balch, Our Slavic Fellow Citiziens in America, New- York,

BowRiNG. ]. Cheskian Anthology, London, 1832. 'Capek Thomas. Bohemia under Habsburg Misrule, Réveil et Co, New- York.

— The Slovaks of Hungary, New- York, 1906.

LuTzow, CouNT Francis. Bohemia, A historical sketch, Every-

— man's Library.

— Prague. Illustrated stary of Prague,

Dent et Sons.

— The Life of times of M aster John H us,

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London, 1909.

F. P. Marchant. An Outline of Bohemian literature, London, 1898. Masaryk. The Problem of Small Nations in the European Crisis,

— London, 1916.

— The Slavs among the Nations, London, 1916. Maurice E. G. The Story of Bohemia, London, 1896. Monroe "W. s. Bohemia andCzechs, L. G. Pape, Boston, 1916. Prochazka J. Bohemian's Claim for freedom, Ghatto et Vindus,

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Selver Paul. An Anthology of Modem Bohemian Poetry, H. G.

— Drane, London.

:Steed h. W. The Habsburg Monarchy, Gonstable et Go, London,

Seton-Watson R. W. Racial Problems in Hungary, Gonstable et Go, 1908.

— The Future of Bohemia, London, Nisbet

— German, Slav and Magyar, Williams et

Norgate, London.

Schwarze Rev. John H us, Réveil et Go. New- York, 1915. E. Benes. La Boemia contro l'Austria-Ungheria, Ed. Ansonia, Roma, 1917.

La déclaration du vice-président du

Reichsrat, le député tchèque

Fr. UdrzaL

(Séance delà commission du budget du 2} octobre igi'j.)

On parle actuellement de la réforme constitutionnelle. Les députés tchèques ont proclamé sincèrement qu'ils veulent un Etat indépendant, une nation libre, et voici que l'on propose une réforme constitutionnelle parce qu'on sait qu'elle est irréalisable.

La nation tchèque n'a pas confiance dans une forme d'Etat où, après trois ans d'une guerre sanglante, peuvent encore dominer les minorités, ce qui, pour les Tchèques, est d'une injustice criante. La nation tchèque attend de la paix le droit de disposer d'ellemême et sa liberté nationale. Quelle que soit l'issue de la guerre sur les champs de bataille, si même les armes des pangermanistes semblaient victorieuses, il n'y aura plus, après cette guerre, de place au monde pour des prétendues nations de maîtres. Cette certitude satisfait la nation tchèque et, dès à présent, lui assure la tranquillité. La nation tchèque désire une paix qui assure des droits égaux à toutes les nations. Nous revendiquons pour la nation tchécoslovaque le droit de disposer d'elle-même. Une fédération éventuelle ne peut avoir lieu qu'entre nations libres. On pourra ensuite discuter d'autres combinaisons avec la nation tchèque en tant que nation libre, capable de prendre une décision conforme à sa volonté.

Pas besoin de commentaires !

M. Udrzal est le chef du parti agrarien et vice-président de la Chambre des députés de Vienne.

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EisENMANN. Le compromis austro-hongrois, Paris, 1904.

— La Solidarité slave, Paris, 1916. E. Belsky. Le Socialisme autrichien et la Guerre, Paris, 1915. >Hantich. La Musique tchèque, NHsonn, Paris.

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E. G. Balch, Our Slavic Fcllow Citiziens in America, New- York,

BowRiNG. /. Cheskian Anthology, London, 1832. •Capek Thomas. Bohemia under Habsburg Misrule, Réveil et Co, New-York.

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LuTzow, CouNT Francis. Bohemia, A historical sketch, Every-

— man's Library.

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London. 1909.

F. P. Marchant. An Outline of Bohemian literature, London, 1898. Masaryk. The Problem of Small Nations in the European Crisis,

— London, 191 6-.

— The Slavs among the Nalions, London, 1916. -Maurice E. C. The Story of Bohemia, London, 1896. Monroe W. s. Bohemia and Czechs, L, C. Pape, Boston, 1916. Prochazka J. Bohemian's Claim for freedom, Chatto et Vindus,

— London.

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Seton-Watson R. W. Racial Problems in Hungary, Constable et Co. 1908.

— The future of Bohemia, London, Nisbet

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Schwàrze Rev. John H us, Réveil et Co. New-York, 1915. E. Benes. La Boemia contro V Austria-Ungheria, Ed. Ansonia, Roma, 1917.

La déclaration du député tchèque M. Zahradflik au Reîchsrat de Vienne»

Séance du 26 septembre 191 7 :

En présence de la politique régnante dirigée centre le peuple tchèque, peut-on en vouloir aux Tchèques S'ils ont perdu confiance dans Vienne et s'ils refusent de laisser ce parlement décider de leur sort? Ils faut conserver à tous les peuples, même aux plus petits, le droit au respect, le droit à décider d'eux-mêmes. Cela s'applique aussi aux dix millions de Tchécoslovaques qui, d'ailleurs, ne se laisseront pas abaisser au niveau dun petit peuple. Les Magyars peuvent dire ce qu'ils voudront, les Tcl^èques ne laisseront pas les Slovaques sous leur emprise ; ils revendiquent également pour eux le droit à la culture. Les Tchèques, eux aussi, pe souhaitent rien de plus que la paix, mais il ne faut pas oublier que les ^ens p'ont pas versé leur san^ pour quelque impérialisme ou pour le ^ermai^isme. Nous ne désirons qu'une paix hoporable, une paix qui apporte l'égalité des peuples, la paix d'hommes é^aux et libres et 17017 pas une paix qui nous maintienne dans les fers, qui pous asservisse encore.

M. Zahradnik est un membre important du parti agraire qui compte 3(j représentants au Reichsrat, On comprend donc l'importance d'une telle manifestation.

Peut-on exiger encore plus de preuves des vrais sentiments des Tchécoslovaques à l'égard de l'Autriche-Hongrie ?

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EiSENMANN, Le compromis austro-hongrois, Paris, 1904.

— La Solidarité slave, Paris, 1916. E. Belsky. Le Socialisme autrichien et la Guerre, Paris, 1915. Hantich. La Musique tchèque, Nlisonn, Paris.

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ScHWÀRZE Rev. John Hus, Réveil et Co. New- York, 1915. E. Benes. La Boemia contro l'Austria-Ungheria, Ed. Ansonia, Roma, 1917.

Le droit des nations d'après les Magyars.

L'attitude d'une partie de la presse magyare, qui n'a pas hésité à approuver les grands principes du président Wilson sur le droit des peuples, a pu surprendre ceux qui ne connaissent pas suffisamment l'hypocrisie et le cynisme de la politique magyare, habituée à perpétrer des crimes les plus ignobles sous l'enseigne des plus beaux principes.

Les Magyars voudraient tourner à leur profit le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes en faisant croire qu'en Hongrie il n'y a qu'une seule nation digne de ce nom, les Magyars, qui^ par conséquent, ont seuls le droit de disposer de la Hongrie, en majorité slave et roumaine. Voici un exemple de cette politique :

Le Budapesti Hirlap, organe du parti Tisza, écrivait le 20 juin :

« Nous déclarons devant le monde entier qu'en aucun lieu du globe la question des races n'est traitée avec plus de patience, de loyauté et d'humaine libéralité qu'en Hongrie ».

L'As Ujsag, organe du même parti, commentant la formation du nouveau cabinet autrichien, écrit le l*"" septembre :

t( // est indifférent aux Magyars de savoir si ce sera un gouvernement parlementaire régulier ou un gouvernement bureaucratique qui procédera à la révision de la constitution autrichienne sur la base de l'égalité des races et de l'autonomie nationale. Les Magyars ne reconnaîtront une telle constitution ni dans un cas, ni dans l'autre... car nous ne pourrons pas rester en arrière de l'Autriche et, pourtant, ne sommes pas disposés à la suivre. Nous ne reconnaîtrons pas les nations slovaques, serbes, roumaines, ruthènes, car nous ne sommes pas disposés à nous abaisser, parmi tant de nations, au niveau d'une nationalité, y^

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EiSENMANN. Le compromis austro-hongrois, Paris, 1904. '

— La Solidarité slave, Paris, 1916. E. Belsky. Le Socialisme autrichien et la Guerre, Paris, 1915. ;Hantich. La Musique tchèque, NIisonn, Paris.

— Prague, Nilsonn, Paris.

Le Paysan tchèque, Nilsonn, Paris.

— L'Art tchèque au XIX^ siècle, Nilsonn, Paris.

— Le Droit historique de la Bohême, Chevalier-Marescq

et Cie.

— La Bohême d'aujourd'hui, Pion, Paris.

.Jelinek. La littérature tchèque contemporaine, Paris, 1912. L. Léger. Russes et Slaves, Hachette, Paris.

— La renaissance tchèque au XIX^ siècle, Alcan, Paris,

— La liquidation de l' Autriche-Hongrie, Alcan, Paris,

— La Race Slave, Alcan, 1910.

Baker James, Pictures from Bohemia, Chapman et Hall, London,

E. G. Balch, Our Slavic Fellow Citiziens in America, New- York,

BowRiNG. /. Cheskian Anthology, London, 1832. •Capek Thomas. Bohemia under Habsburg Misrule, Réveil et Co, New-York.

— The Slovaks of Hungary, New- York, 1906.

LuTzow, CouNT Francis. Bohemia, A historical sketch, Every- ■ — man's Library.

— Prague. Jllustrated stary of Prague,

Dent et Sons.

- — The Life of times of Master John Hus,

Dent et Sons.

— A. History of Bohemian littérature,

London, 1909.

T. P. Marchant. An Outline of Bohemian literature, London, 1898. Masaryk. The Problem of Small Nations in the European Crisis,

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— London.

Selver Paul. An Anthology of Modem Bohemian Poetry, H. G.

— Drane, London.

"Steed h. W. The Habsburg- Monarchy, Constable et Co, London,

'Seton-Watson R. W. Racial Problems in Hungary, Constable et Co, 1908.

— The Future of Bohemia, London, Nisbet

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'ScHWARzE Rev. John Hus, Réveil et Co. New-York, 1915. iE. Benes. La Boemia contro V Austria-Ungheria, Ed. Ansonia, Roma, 1917.

Le démocratisme magyar et allemand-

{Un document.)

Dans la lutte contre la réforme électorale les Magyars ont trouvé des alliés les plus fidèles dans /es Allemands de Hongrie qui seuls, parmi les nationalités de Hongrie, sont traités comme des citoyens de premier rang. Leur chef, le député Emile Neugeboren, a publié encore avant la démission du comte Tisza, un intéressant article dans le « Reichenberger Zeitung » où il découvre le jeu de l'opposition magyare et déclare qu'aux Magyars^ aussi bien qu'aux Allemands de Hongrie, leur intérêt national ordonne d'empêcher à tout prix l'introduction du suffrage universel qui aurait pour conséquence la dissolution de la Hongrie.

« L'opposition magyare, dit-il, ne joue qu'une comédie et ne prend pas au sérieux son agitation en faveur d'une réforme électorale, puisqu'aucun Magyar honnête ne peut souhaiter le suffrage universel et égal pour toutes les nationalités habitant la Hongrie. Une réforme pareille amènerait inévitablement la fin de l'hégémonie magyare et donnerait aux Slovaques et aux Roumains la majorité en Hongrie. De même que les Magyars, les Allemands de Hongrie n'ont non plus la moindre raison de souhaiter une réforme électorale radicale étant donné que seule la constitution aristocratique actuelle — qui tout au plus pourrait être adaptée un peu aux exigences de l'époque — peut garantir leur existence nationale ».

Quand on recommencera à s'agiter au sujet de l'opposition magyare et de son action pour la démocratie et la paix, il faudra bien se rappeler les paroles de Neugeboren, car les nouveaux changements ministériels en Hongrie provoqueront certainement de nouveau les manifestations hypocrites et ridicules de la fameuse « opposition magyare ».

Imprimerie Slave, 182, rue du Faubourg St.-Martin, Paris.

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Un document édifiant:

rAutriche-Hongrie - agent conscient et volontaire de TAllemagne,

Il y a, dans les Pays Alliés, des gens qui nourrissent l'espérance de détacher l'Autriche-Hongrie de l'Allemagne. Ils se plaisent à inventer de petits jeux de coulisses qu'ils considèrent assez forts pour pouvoir arrêter la formidable catastrophe qui approche déjà à Vienne et Budapest. D'autres prêchent la thèse qu'on pourrait peut-être envisager l'Autriche comme un moindre mal, l'Allemagne étant l'ennemi principal.

C'est cette thèse que les gens de Vienne ont voulu reconnaître dans le récent discours de Robert Cecil à la Chambre des Communes.

Or l'organe officiel du ministre des Affaires étrangères de Vienne, M. Czernin, le « Fremdenblatt » a répondu le 29 juillet 1917 à ce discours par un article qui constitue un document véritablement stupéfiant. C'est un défi à tous les Austrophiles impénitents. Nous en citons ces quelques passages qui en constituent l'essence:

,, ... Si l'Entente trouve par Vienne le chemin de TAIlemagne, il va de soi qu'à Berlin on en sera non seulement satisfait, mais qu'on en éprouvera de la joie. Il importe peu la façon dont les Puissances Centrales obtiendront la paix; la chose principale est que les intérêts communs des deux Etats soient, lors de cette paix, défendus énergiquement jusqu'au bout... "

1° Le Fremdenblatt est l'organe officiel du Ballplatz. 2° Le journal personnel de l'Empereur.

3° Un journal qui a toujours défendu obstinément les intérêts soi-disant autrichiens.

Inutile donc d'ajouter des commentaires.

Imprimerie Slive, 182, rue du Faubourg Sc.-Mirtln, Paris.

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