‹ La nature humaineChapitre 13 sur 13 · UNION DES FORMES SUBSTANTIELLES ET DE LA MATIÈRE · texte numérisé non relu

UNION DES FORMES SUBSTANTIELLES ET DE LA MATIÈRE

INTRODUCTION

L'explication de la nature humaine exige la ■solution de ce problème : comment les formes substantielles sont-elles unies à la matière? . 241

I. — La forme substantielle donne Tunité iivec l'être à la substance composée de matière et de forme. — Une substance ne peut avoir qu'une seule forme substantielle ; cette forme est unie immédiatement à la matière première pour constituer la substance composée. ,. . 243

ÏI. — Union de la forme et de la matière et unité de forme dans le corps inorganique, dans le végétal, dans l'animal. — Toute forme supérieure possède, outre ses vertus propres, les vertus des formes inférieures 247

l'homme

I. — L'àme humaine est la forme substantielle du corps humain. Elle est unie immédi itement à la matière première pour former rhomme, substance composée. Elle est la seule

forme substantielle, la seule àme, de Fhomme. Elle est, tout à lafo's, principe de formation du corps, de vie végétative, de vie sensitive et de

vie intellectuelle 2o5-

II. — Réfutation d'objections contre cette théorie : elle n'est pas contradictoire avec la spiritualité de Fàme 27*

MODES D'EXISTENCE DE L'AME DANS LE CORPS

INTRODUCTION

L'âme existe dans le corps et par son essence et par ses puissances d'opération : distinction de ces deux modes d'existence 283^

I. — Comme toutes les formes substantielles, rame humaine est, par son essence, tout entière dans le corps et tout entière dans chaque partie

du corps 285-

II. — L'âme, cependant, ne communique son être au corps que dans la mesure où celui-ci peut le recevoir : l'être de l'âme n'en est pas moins indivisible 289-

I. — Les puissances d'opération des formes «ubslantielles ne sont pas nécessairement toutes dans le coiips tout entier ni dans chaque partie du corps. — Problème de certains vivants, plantes et animaux inférieurs, dont les fragments séparés continuent de vivre : solution d'Aristote et de saint Thomas. - Dans les vivants supérieurs, notamment dans l'homme , chaque puissance organique n'est •que dans son organe. Les puissances intellectuelles, inteUigence et volonté, sont dans l'âme seule 299

IL — D'après saint Thomas, c'est par un contact de vertu que l'àme humaine communique au corps ses puissances végétatives et sensitives. — L'àme est le principe de ces puissances; mais elles sont dans leurs organes respectifs comme dans leur sujet. — Toutes les puissances de l'âme sont ordonnées entre elles et sont mises en communication ensemble par l'essence de l'âme, où elles ont leur racine. . 311

L'HOMME INDIVIDUEL

INTRODUCTION La connaissance de la nature humaine en gé-

lierai doit se compléter par Tétude de la constitution et de la génération de l'homme individuel 327

CONSTITUTION DE l'iNDIVIDU

I. — La matière est le principe d'individuation des formes dans les êtres corporels. — Application aux êtres inférieurs à l'homme. . . 329

II. — L'àme humaine, bien que subsistante en elle-même, prend le caractère individuel par son union à la matière d'un corps. — Elle n'existe pas avant cette union 335-

GÉNÉRATION DE l'ÈTRE INDIVIDUEL

I. — Dans le règne végétal, la semence transmet la vertu génératrice de la plante pour former une plante semblable. — Dans la génération des animaux sans raison, un certain principe de vie végétative précède l'àme sensitive, et celle-ci remplace la première âme. — Dans la génération de l'homme, une àme sensitive succède aussi à une àme végétative qu'elle remplace, et Pâme humaine arrive ensuite pour remplacer les deux âmes précédentes et compléter l'être individuel 345

II. — Réfutation de quelques objections contre la théorie de la succession des âmes dans la génération. — Défaut de plusieurs autres solu-

lions du problème dont il s'agit. — Explication

de Thérédité des dispositions individuelles. . 354

L'AME SEPAREE DU CORPS

INTRODUCTION

L'àme humaine, à cause de sa spiritualité et de son immortalité, étant séparable du corps, en quel état se trouve-t-elle après que la moit l'en a séparée ? Il y a lieu d'examiner ce qu'elle devient, d'abord en tant que forme du corps et principe des puissances organiques, puis comme principe et sujet des puissances intellectuelles 369

l'Énergie corporelle de l'ame

I. — L'ame séparée conserve la capacité d'être forme d'un corps et une inclination naturelle à s'unir à la matière. — Les puissances organiques ne sont plus dans l'àme séparée, ni comme puissances opérantes, ni même comme pures puissances 371

II. — Dans l'àme séparée, reste la racine des puissances organiques. — L'àme garde, après la mort, une adaptation individuelle au corps qu'elle formait 378

l'activité intellectuelle de l'ame

I. — Les puissances intellectuelles, entendement et volonté, demeurent dans Tàme séparée, qui en est le sujet. — Elles opèrent alors avec le secours d'idées qu'elles reçoivent de Dieu par une influence naturelle, et au moyen des connaissances habituelles qu'elles avaient acquises dans la vie précédente 3S4

II. — Les âmes séparées sont en communication intellectuelle avec les autres âmes séparées. — Mais, dans Tordre naturel, elles ignorent ordinairement ce qui se fait sur la terre. — Elles connaissent les lois de l'univers physique, mais leur science est plus vague que celle des esprits purs. — Aucune intelligence créée ne peut voir naturellement l'essence de Dieu 393

Page 1