NOTRE CLIMAT
Il est salubre. 11 n’est guère de terre dont les enfants voient un plus grand nombre de printemps que ceux de la
terre cauadienne-françcaise. Les épidémies sont inconnues parmi nous. Le choléra de 1832 et la petite vérole de 1885 sont des produits exotiques qui u'ont pu prendre racine sous notre ciel bleu. M. E. Agostini, délégaé du Syndicat maritime et fluvial de France, dit avec raison dans son Rapport sur le Canada, en 1886 : “ Ni l'air est plus vif ‘au Cabada, il est sans contredit plus “ sain que nos temps brumeux, et 1l se- “ rait ridicule de comparer le Canada à “une région polaire où nos races euro- ‘“ péennes ne pourraient s’acclimater.
“ Nos péres n'étaient pas autrement
‘“ bâtis que nous, ils ne Jouissaient pas.
‘“ du confortable que l’on rencontre dans “Ja plus modeste habitation canadien- “ ne, et cependant 1ls y ont fait souche, ‘ils y ont soutenu des luttes gigantes- “ ques et y ont donné naissance à une “ race vigoureuse. ” ( 1)
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(1 )Ilest constaté par la statistique vitale et
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Nos hivers sont un peu froids, c'est
vrai, et la neige tombe en abondance.
Les froids rigoureux cependant ne sont jamais de longue durée,
Grâce à notre épaisse couche de neige, les plantes, comme le remarque très bien Reclus, “ sont à l’abri de la gelée ‘et du brusque dégel ; cette neige abri- ‘te même les maisons contre l'action du “ froid.
Je lis avec plaisir dans l'Histoire d'une Vieille Seigneurie du R. P. Lalande, p.
»4 : “ Pour rassurer les Français que “ Ja seule pensée de notre hiver fesait
par les compagnies d’ assurance sur la vie, que la Province de Québec jouit du climat le plus salubre, le plus propre à entretenir l’énergie vitale comme à favoriser la longévité. Ici les maladies endémiques sont absolument ineonnues, et dans la plupart des campagnes les médecins feraient difficilement leurs frais de vie, si leur sort n’était pas un peu amélioré par d’autres occupations lucratives. Page 28 de lÆsquisse de la Province de Québee par Fhpporaile Honoré Mercier, 1839.
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“ frissonner, M. Boucher, fondateur des « Trois-Rivières, dans son Âistoire na- « turelle de la Nouvelle France, (publiée “ en 1663 ) avoue que le froid y est un “ peu aspre, mais qu'il n’est pas toute- « fois désagréüble : “ cest un froid qui est guay, et la plupart du temps ce “ sont des jours beaux et sereins et on “ ne s’en trouve aucunement InCOMMO- “ dé. On se promène partout sur les “ neiges par le moyen de certaines chaus- “ sures faites par les Sauvages, qu'on “ appelle Raquettes, qui sont fort com-
modes. En vérité les neiges sont 1cy