SOLEIL COUCHANT
Un désert cave et nu, stérile et solitaire,
Habité par l'ennui, le silence et l'elïroi :
C'est ce val où toujours un brouillard blême et froid
Descend du ciel autant qu'il monte de la terre.
Or, tombé lentement, ce soir de fin d'Août Mauvais, lourd, présageant sourdement la tempête Rend ces fonds plus hideux — la nuit noire s'apprête Quand le Soleil qui meurt y croule tout à coilp.