LA JOURNEE DIVINE
Mon odieux corps a fait trêve Et devenant un pur esprit Dans le végétal qui lleuril Je circule comme la sève.
Mon extase monte, s'élève, Jusqu'en l'azur s'épanouit, Je suis un peu l'herbe qui luit, L'eau qui court, le rocher qui rêve.
LA JOURNÉE DIVINE. 2i9
Comme l'air, le zépliir, l'arôme et la clarté, Ma pense'e est éparse en cette immensité Dont elle voit, raisonne et vit l'architecture.
Le soir vient : Je reprends ma bête et mon chemin, Mais, je sais l'infini bonheur d'un être humain Qui fut pour un instant l'âme de la nature.
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