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ESQUISSE

Ici le poisson sédentaire N'a pas lieu d'être circonspect.

Jamais encor rien de suspect N'a voisiné dans son mystère*

Des forêts se tenant en bloc Impénétrablement contournent Ces ondes noires qui s'enfournent Dans un précipice de roc.

Les grands arbres de chaque bord Y font une voûte qui dort ; Et, d'un coupant de besaiguë,

Se dresse un peuple de roseaux Hérissant tout droits, par monceaux, Leurs sabres verts à pointe aiguë.

La faux reprend ses songeries :

Maintenant gisent par morceaux Râtelés en petits monceaux Les chevelures des prairies.

De si redoutables assauts Ont fait émigrer les fréries Des fourmis, guêpes, souriceaux Vers les solitudes fleuries :

Oadoîefflents» murmures, frissons Tout est mort entre les buissons D'où l'oiseau voit d'un œil aeerbe

Ce malheureux foin étendu,

Si changé qu'il en a perdu

Sa figure et sa couleur d'herbe.

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