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A. — LES PREMIERS MODES DE PROPULSION ET DE TRACTION

Le premier mode de navigation adopté a été la descente au fut de l’eau en raison de sa simplicité et de son économie : les bateaux qui descendent ainsi au fil de l’eau ont

une vitesse supérieure à celle du courant, mais naturel-

(1) Cf. Cuënot, Fleuves et rivières, p. 602 à 608.

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lement cette navigation n’est possible qu’à la descente. L'action du gouvernail est suffisante en général, mais le plus souvent elle est complétée par l'emploi d’avirons et de galles, c'est-à-dire de toutes les espèces de bâtons, ferrés ou non, au moyen desquels le marinier, en prenant un point d'appui fixe sur le fond ou sur les berges, peut exercer un effort qui se transmet au bateau.

Avirons et gaffes ne sont pas seulement un moyen de direction, mais encore un moyen de propulsion pour améliorer la descente ou pour remonter le courant.

La naviyation à voile peut rendre des services même très loin de la mer, sur les lacs et les cours d’eau qui coulent dans de vastes plaines : elle est assez courante en Allemagne et en Hollande; en France, on l’emploie surtout dans la partie maritime des fleuves. On peut dire qu'elle nuit plutôt à la navigation qu’elle ne lui sert, car elle fait croire que la navigation est chose incertaine, incapable de desservir une région où elle s'exerce : le marinier perd un temps considérable à attendre le vent qui lui permettra de faire quelques kilomètres de plus pendant ce temps, il mène une vie oisive, qui est le couronnement de son indépendance. La navigation à la voile est donc un mode tout à fait rétrograde : on sait quand on part, on ne sait Jamais quand on arrive.

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