‹ La nécropole de MyrinaChapitre 105 sur 488 · Id., n · texte numérisé non relu

Id., n

fi. Id., nos 51 à 132.

gracieux et rieur dont l’imagination des artistes peuplait l’intérieur du foyer? La même métamorphose a eu lieu sur les vases peints où, dès le ive siècle, apparaît ce petit peuple ailé qui anime les scènes de gynécée, qui voltige, les mains chargées de bandelettes et de miroirs, autour des femmes assemblées. Ce n’est plus Eros, ce sont les Amours, qui deviennent un type très répandu dans tous les sujets décoratifs b

La même observation s’applique aux Nikés. Parmi celles de Myrina, un certain nombre ont conservé le caractère primitif de la déesse; la main droite élevée tient une couronne, comme si elle s’apprêtait à la déposer sur la tête de quelque vainqueur 1 2. Mais ailleurs la fantaisie du coroplaste a modifié cet attribut significatif. L’une tient un coquillage ou une bandelette; l’autre, un canthare3. L'idée qui préside à ces arrangements transforme Niké en une sorte d’Eros féminin qui, comme sur les vases peints, s’unit aux autres Amours pour faire cortège aux jeunes filles et aux femmes 4. On comprend dès lors pourquoi ces deux représentations sont si fréquentes : elles dépendent, en somme, du cycle d’Aphrodite.

Le cycle de Dionysos 5, escorté des Satyres et Silènes 6, des Baccbants jouant avec un lion 7, des Bacchantes reconnaissables à leur nébride 8, est tout oriental, comme nous l’avons indiqué plus haut. Aux mêmes traditions asiatiques appartiennent les représentations de Déméter 9 10 et d’Atys ,0.

Les autres divinités ne fournissent guère que de rares exemplaires qui marquent davantage la prépondérance du cycle des divinités orientales 11 .

1. Sur ces deux types distincts d’Eros, cf. Rayet, Monuments de l'art antique , II, pi. 83, p. 2 et 3. Nous parlerons plus loin d'un troisième type d’Éros, parliculier aux terres cuites asiatiques, qui nous parait avoir un caractère spécialement funéraire.

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