Id., n
la troupe des enfants jouant avec un chien ou un oiseau tous ces sujets sont les mille incidents de la vie de famille que l’artiste s'est exercé à rendre dans sa gracieuse simplicité.
L'homme n’apparaît pas ici; il ne se mêle pas aux occupations ni aux divertissements de ce petit monde. C’est ailleurs, au dehors et sur la place publique, qu’il faut l’aller chercher. Dans la fabrique de Tanagre on connaît le sujet commun du guerrier armé, appuyé contre uncippe,ou de l’éphèhe portant son coq de combat1 2. Ici nous voyons aussi quelques figures de guerriers ou de cavaliers3. Mais c’est surtout dans les grotesques 4 que le coroplaste a voulu peindre l’homme. Si d’un côté il a cherché le charme et la grâce dans la peinture du foyer domestique que personnifient la femme et l’enfant, de l’autre il a saisi le côté comique dans la vie extérieure où l’homme joue le principal rôle. C’est dans la rue qu’il a pris ses modèles, au milieu de la foule où s’agitent les bourgeois flâneurs, les esclaves, les marchands, les crieurs publics, les bateleurs, tous ces types vulgaires qui prêtent à la caricature et dont sa main légère a rendu la trivialité avec une verve spirituelle. Voici un esclave reconnaissable à sa tunique courte, à ses cheveux rasés, à sa figure glabre, qui tient d’une main un plat probablement destiné au dîner de ses maîtres et qui porte l’autre main à sa bouche, comme s’il mangeait avec une gourmandise comique 5. Un autre tient un sac; un troisième rapporte du marché un lapereau 6. Voici ailleurs l’esclave chargé de ramener au logis le bambin de la maison; il a juché l’enfant sur son épaule gauche et porte do la main droite une lanterne pour éclairer sa route 7 . Trois statuettes rappellent les distractions innocentes de la pêche à la ligne : c’est d’abord un vieux bonhomme à l’air grognon 8 qui s’appuie sur un haut bâton et porte de la main