‹ La nécropole de MyrinaChapitre 152 sur 488 · Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

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à le fixer sur la tête du mort au moyen d’un cordonnet h La même particularité se remarque sur un diadème en or, provenant, dit-on, d’une tombe découverte sur les bords du golfe Élaïtique ; il se trouvait, en 1882, entre les mains de M. Lawson à Smyrne 2.

On a recueilli assez fréquemment de minces paillettes d’or 3 ou de petites lamelles de bronze doré en forme de feuilles; quelques-unes, encore montées sur un fil de fer et mêlées à des grains de terre cuite dorés, sont les restes de couronnes funéraires (<m<pavoi), imitant un feuillage parsemé de petites baies 4. Une bague en or (xîpy.o;, Say.TuXio;), très légère et ornée d’un chaton de verre qui imite l’émeraude 5, fait encore partie de ces bijoux spécialement funéraires ; l’extrême ténuité du métal prouve qu’ils n’ont jamais servi aux vivants6. On a trouvé seulement deux pierres précieuses, une améthyste non gravée de forme oblongue (long. 0m,015) et une intaille en cornaline, représentant un griffon, d’un travail assez soigné (fig. 19).

Les bronzes se sont rencontrés en très grand nombre, mais il n’en est guère que deux qui soient des oeuvres d’art : ce sont une poignée

L Cf. plus haut, p. !I3, tombeau n° 98 et p. 105; Catalogue, n03 4 6 6 à 470. On connaît un nombre considérable de diadèmes de ce genre, auxquels les auteurs donnent encore les noms de (T'fî'jSo'j-fi, dy.Tïu-;, or -yzvvj, arlsyytç, xvlv/Joç. Cf. Saglio, Jiict. des Antiq., s. v. Ampyx; Compte- Rendu de la commission de Saint-Pétersbourg p. 1839, p. 121; Atlas , pl. ni, 2; 1865, p. 34, pl. i, n; 1866, p. vu, x, xi ; 1867, pl. v, vin, xm; 1869, pl. i, n° 13; 1875, pl. ii, 5; 1880, pl. ni, iv ; Antiquités du Bosphore cimmérien, pl.n-vi; Slackelberg , Græber der Hellenen, pl.Lxxn; Hermann-Blümner, Lehrbuch der griechischen Privatalterthümer, p. 193; Biardot, Terres cuites grecques funéraires, p. 308, note 1 ; R. Rochette, Mém. de l’Institut, t. XIII (1838), p. 651-654; Archaeologische Zeitung, 1884, p. 89-94 et pl. vu; Collection Hoffmann, nos 193 à 201.

2. Arch. Zeit., 1884, pl. vir. Ce diadème porte également des ornements végétaux en repoussé; nous ne savons où il se trouve aujourd’hui. Une collection particulière à Constantinople renferme quelques bijoux en or qui ont été découverts en Éolide : ce sont une paire de boucles d’oreilles en forme de canards, une autre dont les pendants sont de petits Éros ailés, deux colliers et une bague en spirale. Le Musée Britannique conserve des bijoux d’or encore inédits qui passent pour provenir de Cymé. Les habitants de Namourt nous ont raconté que les découvertes de bijoux en or n’étaient pas rares dans cette localité, il y a quinze ou vingt ans.

3. Cf. plus haut, p. 84 (42), 88 (78, 79), 90 (20), 91 (32) ; Catalogue, n° 470.

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