V. plus haut, p. 97, n
6. Cf. Saglio, Dict. des Antiq., s. v. Anulus, fig. 341, 347.
7. Ibid., fig. 346 et p. 436; American Journal of archaeology, 1885, p. 321.
8. Cf. Lindenschmit, Alterthùmer unsrer heidn. Vorzeit, II, cahier X, pl. 2.
9. Peut-être un coffret à fards ou à parfums; cf. R. Rochette, Mém. de l’inst. t. XIII (1838), p . 001 ; Niccolini, II, Dcscrizione generale, pl. xcm.
10. Catalogue, n° 481. Cf. Saglio, Dict. des' Antiq., s. v. Amuletum, p. 256; Stephani, Compte- Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1860, p. 78; Allas, pl. u, n° 34; Musée de Raveslein, n° 1040.
LE MOBILIER FUNÉRAIRE
des fragments do gourmettes de cheval, des clous provenant peutêtre d’objets en bois tombes en poussière1; une feuille de laurier (haut. 0m,03), cinq pointes do flèches2, dont l’une emmanchée dans un morceau de bois long de 0m,05; quelques pointes de lances 3 ; une clochette surmontée d’un anneau et munie d’un battant4; plusieurs plats ou bassins mal conservés5, etc. Quelques articles méritent une attention particulière à cause de leur rareté : une plume à écrire, à bec fendu (long. Om,ll)° ; un petit étui en forme de cylindre contenant une matière blanche7; plusieurs hameçons, dont cinq dans un seul tombeau 8; la partie inférieure d’un marteau, percée d’un trou où
1. Sur la découverte de clous dans les tombes, cf. Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1 859, p. 14, 17, 21 ; 1862, p. ix; 1864, p. v, etc.; Musée de Ravestein, n° 1017. Raoul-Rochette, Mém. de l’inst. t. XIII (1838), p. 670-673, croit ces clous symboliques et destinés à réparer la barque de Charon, comme l’obole à payer le passage.
2. Cf. les fouilles de Kcrtch, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1867, p. xiv; 1868, p. xvi, xvn; Atlas , 1876, pl.n,21 ; R. Rochette, Mém. de l’inst. t. XIII (1838), p. 600; Caylus, Recueil d’antiquités , I, pl. xeni, 5, 6, 7.
3. Cf. plus haut, p. 00, tombeau 05, n° 0 : « Six pointes de lances oxydées et collées ensemble. » Pour la forme, cf. Carapanos, Dodone, pl. lviu.
4. Cf. l’Atlas du Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1865, pl.v, vi (texte, p. 173, 180 et 1868, p. 152); 1876, pl. n, 22; Sacken, Grabfcld von Hallstatt, pl. 26, Il et p. 10; Annali dell’ Instituto, 1881, p. 200-301, lav. d’agg. V et les renvois cités; Rich, Dict. des Antiq., art. Tintinnabulum; Hcrmann-Bliimner, Griechische Privatalterthümer, p. 353 ; Raoul-Rochette, Mém. de l’inst. t. XIII (1838), p. 625; Catalogue du Musée Fol, n° 1 112; Caylus, Recueil, I, pl. xci, 5. On connaR des clochettes ayant servi d’amulettes, qui portent des inscriptions : Bruzza, Commentationes in honorcm Mommscni, p. 553 et suiv.; Reinach, Traité d’épigr. grecque, p. 470.
5. Catalogue n° 406. Cf. Saglio, Dict. des Antiq., s. v. Catinum.
6. Cf. Saglio, Dict. des Antiq., s. v. Calamus; Helbig, de Rossi, Promis dans le Bullettino dell' Inst, di Corr. Arch., 1880, p. 68, 60, 150 ; Schreiber, Bilderaltas, pl. 80, n° 13; Desnoyers, Catalogue du Musée d’Orléans, n° 228 (à ajouter aux six exemplaires énumérés dans le Bullettino). M. Paris, membre de l’École française d’Athènes, a récemment découvert dans le temple d’Athéna Cranaia à Élatée « un objet en os, à l’imitation d’un calame, taillé et fendu comme un bec de plume ». Cf. Iieuzey, Rapport de la commission des Écoles d’Athènes et de Rome,
7. Catalogue, n° 480. Objets identiques dans Fausset, Inventonum sépulcrale, 1856, pl. x, nos 8-10.
8. Catalogue, n° 487 bis. Cf. plus haut, p. 85, n° 58. Les hameçons de bronze sont assez fréquents dans les musées : cf. D. Monaco, Guide général du Musée de Naples, p. 220 ; Musée de Ravestein, n° 1071; Fricderichs, Gerathe vnd Broncen, nos 1209-1212; Schliemann, Ilios (éd. franç.), p. 645; Maspéro, Catalogue du Musée de Boulaq, n° 4747, etc. Très nombreux dans les stations lacustres de la Suisse et de la Savoie, ils ont été aussi recueillis dans nos rivières. Cf. L. Marchand, Note sur des hameçons en bronze trouvés dans la Saône, Paris et Dijon, 1870; Mortillet, Origines de la navigation et de la pèche, 1867, p. 34. Suivant Laurent Rabut ( Deuxième Mémoire sur les habitations lacustres de la Savoie, p. 41), on aurait trouvé des hameçons en or dans le tombeau d’un chef indien de la Nouvelle-Grenade. 11 est question d’hameçons votifs dans plusieurs épigrammes de l’Anthologie palatine (vi, nos 4, 5, 23, 27, 28).
s'ajustait le manche en bois (long. 0m,14) 1 ; une trompette ou portevoix droit, évasé à la partie inférieure, formé de trois tubes de bronze et d’os s’emboîtant l’un dans l’autre et terminés par une embouchure en os (long. 0m,32) 2 ; enfin une sorte de fourchette à deux dents 3.
Dans un assez grand nombre de tombeaux on a trouvé de petites plaques en bronze portant le nom du mort gravé en pointillé ; elles sont souvent munies, à une extrémité, d’une sorte de patte découpée dans le métal et percée d’un trou, à travers lequel on passait une ficelle qui permettait de les attacher au corps du défunt (fig. 21).
L’oxydation de ces plaques en rend la lecture fort difficile ; il faut généralement les nettoyer au moyen d’un acide avant de pouvoir les déchiffrer. La longueur varie entre 0,07 et 0,13 centimètres, la hauteur entre 0,02 et 0,05; l’épaisseur ne dépasse guère un millimètre. Voici le texte de celles qu’il nous a été possible de lire avec certitude.