Cf. notre Catalogue, n01 42 et
1 1. Ibid, no 43.
12. Élite des monuments céramographigues, IV, 3, 4, 5; Stephani, Compte-Rendu p. 1863,
une belle coupe de Camiros au Musée Britannique1 et, sous la forme étrusque de Turan, sur un miroir gravé 2.
Dans la terre cuite de Myrina, les formes du cygne sont un peu trapues; il n’est pas loin de ressembler à une oie. La même observation a été faite au sujet du vase de Camiros, le plus ancien peut-être des monuments connus qui représentent le même motif 3.
Il faut observer que notre groupe est au repos, tandis que d’autres représentations analogues montrent Aphrodite emportée sur un cygne à travers les airs 4. On comprend alors que le manteau de la déesse soit gonflé comme une voile, par l’effet de la rapidité de la course. Si ce détail a été conservé par le coroplaste de Myrina, sans être justifié par le mouvementée la figure, c’est un souvenir des peintures ou des bas-reliefs qui représentent Aphrodite sur un cygne au vol.
3. Aphrodite portant Eros. — Voy. Catalogue , n° 53. « Nous savons tous, écrit Platon, qu’il n’y a pas d’Aphrodite sans Éros5.» Cette association des deux divinités, si fréquente dans l’art depuis le ive siècle, est cependant une idée relativement récente ; on ne la trouve, dans la statuaire, qu’à partir du ve siècle et, dans la poésie, Homère ne la connaît pas encore6. Le motif d’Aphrodite portant Eros n’a pas été traité, que nous sachions, parla grande sculpture; il est assez fréquent, au contraire, dans les terres cuites 7.
1. Salzmann, Camiros, pi. 60; Baumeister, Denkmàler, pl. xx (en couleurs.)
2. Calai. Campana, cl. 11, sez. 3, n° 79; Bulleltino dell' Instit., 1859, p. 100; Gerhard. Etrusk. Spiegel, pl. 321 .
3. Bernoulli, op. laud., p. 408 : « Der Schwan ist etwas gansartig gebildet. » Cf. Schône, Griechische Reliefs , p. 67.