‹ La nécropole de MyrinaChapitre 241 sur 488 · Archiiologische Zeitung, 1884, p · texte numérisé non relu

Archiiologische Zeitung, 1884, p

des figures énumérées plus haut Aphrodite est encore chaussée de ses deux sandales ; mais ce détail pourrait être attribué à un caprice ou à une négligence du sculpteur.

L'objection la plus grave contre cette manière de voir est, à notre avis, le style même de l’original, tel que les répliques nous permettent de le deviner. Nous croyons, avec M. Wieseler, qu’il devait être en bronze et le motif nous paraît mieux se prêter à la sculpture qu’à la peinture. En outre, nous ne voudrions en attribuer l’invention qu’à un artiste asiatique ou alexandrin postérieur d’une génération au moins à Apelles. Abandonnant à des discussions nouvelles le texte altéré de Pétrone, nous préférons nous rallier à une hypothèse indiquée en dernier lieu par M. Newton. Il a fait observer 1 que le même motif, ou du moins un motif fort analogue, se rencontre dans une des Nikés de la balustrade de la Victoire Aptère sur l'Acropole 2. Il est vraisemblable qu’un artiste de l’école de Praxitèle l’aura repris par une inspiration heureuse, en l’appliquant à des figures nues 3. Le type viril de la statue d’Hermès, où Winckelmann avait reconnu Jason 4, n’a peut-être pas été sans influence sur ce motif d 'Aphrodite à la sandale, dont la figurine de Myrina est une des répliques les plus gracieuses.

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