‹ La nécropole de MyrinaChapitre 248 sur 488 · Corpus inscriptionum atticarum, t. III, n · texte numérisé non relu

Corpus inscriptionum atticarum, t. III, n

anciens, à cause de son ardeur à l’amour L Les courtisanes offraient des chèvres blanches à l’Aphrodite Pandemos et des génisses à l’Aphrodite Uranie 1 2 ; nous savons par Tacite que le chevreau était également consacré à l’Aphrodite de Paphos 3.

On ne possède aucun renseignement littéraire, en dehors du texte si court de Pausanias, sur la statue d’Aphrodite Epitragia à Élis 4. Les monuments qui nous ont conservé le même motif sont peu nombreux; nous allons les énumérer brièvement.

1. Vase archaïque d’Arezzo, à figures noires. Aphrodite drapée assise sur un

bouc, tenant une fleur de la main droite élevée. — Inghirami, Museo Chiusino, II, pl. 113.

2. Ornement en relief d’un vase du musée de Saint-Pétersbourg. La déesse

drapée semble sortir d’une coquille qui forme un nimbe autour d’elle. — Gerhard, Arch. Zeit ., 1831, p. 373, pl. 34; Stephani, Antiquités du Bosphore Cimmérien , pl. 71, 4; Vasensammlang der Ermitage , n° 2229.

3. Vase analogue, conservé au même Musée. — Stephani, Compte-Rendu p.

1869, p. 86; 1871, p. 183; Atlas, 1871, pl. v, n° 3.

4. Vase campanien à figures rouges du musée de Berlin (ancienne collection

Castellani.) Aphrodite chevauche un bouc galopant vers la droite, dont elle tient la tète de sa main droite; le haut du corps est nu, la tète est couverte du manteau qui tombe sur l’épaule et sur le bras gauche pour s’enrouler ensuite sur le bas du corps. Au-dessous du bouc courent deux chevreaux; en avant vole un Éros; Hermès est assis à droite. Beau style. — Frôhner, Collection Castellani, Rome, 1884, n° 68; Furtwaengler, Vasensammlung des Berliner Muséum, n° 2633; Weil, Festschrift en l’honneur de M. Curtius, 1884, p. 133.

Le vase publié par Lajard dans Y Archaeologische Zeitung (1834, pl. 71, p. 263) représente certainement, comme l’a dit M. Stephani, une Ménade, et non Aphrodite Epitragia comme l’a cru Lajard 5.

5. Bas relief en terre cuite au musée de Saint-Pétersbourg. La déesse, étroite¬

ment drapée, chevauche un bouc galopant vers la droite. Au-dessous bondissent deux chevreaux; une colombe précède la déesse que suit Éros. — Stephani, Compte-Rendu p. 1839, p. 130; Atlas , pl. iv.

1. Hérodote, n, 46; Élien, Hist. Anim., vii, 19. Cf. Stephani, Compte-Rendu p. 1859, p. 129.

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