P. 176, nos
2. P. 178, n° 72; cf. p. 189. Sur la découverte, voy. le procès-verbal du tombeau 51, p. 83, n° 12.
3. P. 146; cf. Heuzey, Gazette des Beaux-Arts, novembre 1876.
4. Clarac, Mus. de Sculpt., pl. 678 B, no 1619 G ; pl. 682, nos 1596, 1597 ; pl. 686, n° 1611 ; pl. 688, nos 1616, 1617, 1619, etc. Exemples dans les peintures de Pompéi : Ilelbig, Wandgemâlde Campaniens, nos 23-26, 82; Gazette des Beaux-Arts, mars 1866, p. 232.
5. Clarac, pl. 690 A, n° 1627 A; pl. 691, nos 1627, 1628, 1629, etc.
6. Visconti, Mus. Pio-Clemcni. I, pl. 42; Campana, Antiche opéré in plastica, pl. 34.
7. Le tronc d’arbre est plus fréquent dans les statues; par exemple, cf. Müller-Wieseler, Denkmüler, II, pl. 31, n° 352; pl. 32, nos 355, 356.
8. Cf. Furtwaengler, Eros in der Vasenmalerei, p. 39 et suiv.
9. Pausanias, I, 20, 2. Le plus beau spécimen que nous connaissions d’Éros et Dionysos
DESCRIPT [ON DSS PLANCHES
pliquée qui est donnée à la composition, dans la terre cuite de Myrina, ne date sans doute que de l’époque des successeurs d’Alexandre. La panthère placée à gauche fait pendant au petit Éros de droite et l’ensemble affecte cette forme pyramidale qui est chère aux sculpteurs des écoles asiastiques h
Le groupe de Dionysos avec la panthère remonte à l’art du ive siècle2; les vases peints en offrent de fréquents exemples3. Cet animal fait son apparition sur les monuments lors de la grande extension des cultes orientaux en Grèce : « Il appartient au dieu, dit Philostrate, parce que de toutes les bêtes c’est la plus ardente et qu’elle bondit avec la légèreté d’une Ménade 4. » Le mouvement que le coroplaste lui a donné, la patte gauche levée, se retrouve sur les exemplaires en marbre dont plusieurs nous sont parvenus 5.
Le canthare placé dans la main du dieu est un attribut très ancien, comme le prouvent les reliefs et les vases peints do la période archaïque6. La forme du costume est, au contraire, d’époque tardive. Sur les monuments du ve siècle le dieu se montre entièrement vêtu ; puis une simple nébride couvre sa poitrine à l’époque de Praxitèle ; il est complètement nu dans des œuvres qui datent de la période des successeurs d’Alexandre ou de l’empire romain7; à l’époque hellénistique, le costume le plus fréquent est la chlamyde jetée sur le bas du corps et laissant le buste nu 8; plus rarement la chlamyde est roulée et jetée sur l’épaule 9. Ici nous avons la combinaison de deux types qui ne s’accordent pas très heureusement : la nébride sur la poitrine et la
dans la statuaire est le groupe BrocJjlesby; Clarac, pl. 690, n° 1626 ; Müller-Wieseler, 11, pl. 32, n° 370.