Athénée, v, 32, p. 196 A
9. Rayct, Bull, de Corr. hellénique, 1879, p. 329, pl. xm; Monumenti dcll’ Instituto, I, pl. xvi 1 1 b.
DESCRIPTION DES PLANCHES
un Éros traîné par un griffon et une panthère '. Il est certain qu’à l’origine ces combinaisons d’attelages n’étaient pas de pure fantaisie et qu’elles exprimaient le caractère propre de la divinité, comme l’attelage des lions donné à Cybèle, celui des éléphants ou des panthères attribué au Bacchus oriental1 2. Mais, à l’époque hellénistique, on en fait, sous l’influence des poésies alexandrines 3, un sujet badin et gracieux; il est parfois même poussé à la caricature 4. Plusieurs terres cuites déjà publiées reproduisent un motif analogue au nôtre 5.
9. Éi'os 'portant une corne (P abondance. — Yo y. Catalogue, n° 104. L’attitude est de celles qu’on peut rapporter à la plastique du ive siècle et, en particulier, à l’école de Praxitèle. Le geste de la main placée sur la hanche se retrouve sur les monnaies de Parion et de Pergame où l’on reconnaît la reproduction de deux Eros du maître 6. La corne d’abondance est un attribut qui devient de plus en plus fréquent dans l’art, à mesure qu’on se rapproche de l’époque de l’Empire romain où il jouit d’une vogue considérable7. Dès le me siècle, comme on peut le voir sur les monnaies des Ptolémées 8, il commence à prendre une grande importance; les terres cuites de Myrina, où l’on remarque un certain nombre de personnages portant la corne d’abondance 9, confirment ce fait. La représentation du jeune Ploutos porté par Eiréné, oeuvre du sculpteur Céphisodote 10 , a sans doute eu de l’influence sur les répliques d’Éros ou
1. Heuzey, Monuments grecs publiés par la Soc. d’enc. des Ét. gr., 1879, pl. ni; Tischbein, Collect. of engravings, III, p). 21.
2. Voy. aussi le char d’Artémis tramé par des cerfs dans la frise du temple de Phigalie; Overbeck, Geschichte der Plastik, I, fig. 95, n° 11.