Cf. plus haut, p
5. La statuette d’Héraklès photographiée dans la Collection Gréau, pl. 88, provient peut-être de Myrina. Le Musée de Carlsruhe possède un Héraklès au repos trouvé à Myrina (n° 2219); cf. Reinach, Revue archéologique , 1887, I, p. 102, 103.
6. Cf. F. Ravaisson, dans la Gazette archéologique, 1885, p. 29 et suiv.
dans les collections ; fixé par lui dans ses traits généraux, ce type a été développé et modifié dans le détail par ses élèves et ses successeurs h Le motif que reproduit notre figurine n’est pas du nombre des motifs ordinaires, si l’on tient compte de la présence du Terme à droite; mais il existe beaucoup de statuettes du dieu au repos appuyé d’une main sur la massue et tenant de l’autre la peau de lion 1 2. Ce qui est plus rare, c’est la présence d’un hermidion à tête imberbe auprès d’Héraklès. Les Termes de ce genre ont été diversement interprétés, tantôt comme Hermès ou Dionysos jeune, tantôt comme des représentations d’Hennaphrodite3. Nous avons trouvé à Myrina deux statuettes sorties du même moule : la première est un éphèbe nu, ailé, tenant un strigile, placé à côté d’un hermidion à type féminin ; la seconde, qui n’a pas d’ailes, mais un carquois au dos, est appuyée contre un hennés barhu du type ordinaire. Ce rapprochement paraît établir que dans l’art des coroplastes de Myrina le sexe des bustes qui couronnent les Termes ne comporte pas d’explication particulière.
3. Eros avec les dépouilles Æ Héraklès . — Voy . Catalogue , n° 102. L’art gréco-romain s’est plu à représenter Eros paré des dépouilles d’Héraklès vaincu par l’amour, en particulier de la peau de lion 4.
1. Cf. Heuzey, Bulletin de Correspondance Hellénique, t. VIII, p. 343.
2. Stephani, Ber ausruhende Herakles, 1832, p. 138 et suiv. ; Weizsâcker, Arch. Zeit., 1882, p. 235-264; Sacken, Antike Bronzen, pl. 40; Longpérier, Bronzes du Louvre, nos 346, 347; Monuments grecs, publ. par la Soc. p. l’enc. des Èt. gr., 1880, pl. i; Monumenti dell' Instit., viii, pl. 50; Clarac, Musée, pl. 790, n° 1970; pl. 790 A, n° 1985 A; pl. 792, n° 1985; pl. 794, n° 1969 A; pl. 802 D, n° 1964 D; pl. 802 H, nos 1973 A, 2013 B bis; Froekner, Collection Gréau, pl. 88; Collection Hoffmann, n® 38, pl. v. De toutes ces statues, celle dont le style se rapproche le plus de notre figurine est le petit bronze du Louvre publié dans les Monuments grecs.
3. Cf. Clarac, Musée, pl. 676, n° 1560 ; pl. 697, n° 1657; pl. 775, n° 1939; pl. 779, n° 1933 B; Monumenti dell’ Inst., 1837, pl. 50; Borghesi, Bullettino, 1831, p. 184; Gerhard, Annali, 1847, p. 330; Akademische Abhandlungen, t. II, p. 69, 126, 131, 143, pl. 55, 64, 66; Hyperb. rom. Studien, ii, p. 278; Archæologischer Anzeiger, 1853, p. 395; Collection Castellani (1884), pl. xii, n° 631. Sur la parenté entre Hermaphrodite et Priape, cf. Furtwængler, Collection Sabouroff, notice de lapl. 127; Jahn, Berichte der Sdchsischen Gesellschaft, 1855, p. 233; Jahrbùcher der Alterthumsfr. im Bheinlande, 1859, p. 45; Michaelis, Arch. epigr. Mittheil., I, p. 88; Arch. Zeit., 1843, p. 137; 1845, p. 185.
4. Stephani, Der ausruhende Herakles, p. 125, 183, 197, 285 ; Friederichs, Amor mit dem Bogen des Herkules, 1867 ; Clarac, Musée, pl. 282, nos 1477, 1478; pl. 647, n° 1480; pl. 648, n° 1476; pl. 650 A, n° 1478 B; pl. 650 D, n° 1478 A; pl. 783, n° 1962; Longpérier, Bronzes du Louvre, n08 368, 369 ; Dubois, Cabinet Pourtalès, p. 132; Minervini, Bullett. Arch. Napolitano, t. III, p. 12 et pl. 2; Bottari, Mus. Capitol., iv, pl. 87; Visconti, Monum. Gabin., pl. 13; Mus. Worsley., pl. xvn, 2; Gerhard, Antike Bildiverke, pl. 30, 89; Guigniaut, Nouv. galerie mythol., pl. 189, n° 687; Benndorf et Schüne , Lateran. Mus.,
DESCRIPTION DES PLANCHES
A l’époque romaine, comme l’a montré M. Furtwaengler 1 , le type d’Éros endormi couché avec les attributs d’IIéraklès n’a plus qu’une relation lointaine avec la légende du héros désarmé, mais prend une signification funéraire dont l’origine est assez obscure. Dans notre figurine, les attaches des ailes sont encore visibles, ce qui empêche, malgré ses formes un peu massives, de la considérer comme un Héraklès jeune ou comme « le génie d’Héraklès », suivant la dénomination proposée par Longpérier. Elle se distingue, d’ailleurs, des répliques habituelles du même motif parla vivacité de son mouvement : Éros paraît marcher d’un pas rapide, comme certaines statues d’Héraklès -portant la massue sur son épaule 2. Une terre cuite de Pagæ, qui a fait partie de la collection Sabouroff 3, représente Éros marchant les ailes déployées, la massue tenue en équilibre sur la nuque, portant la peau de lion sur son bras droit, par une imitation presque plaisante de l’allure du dieu dont il a pris les attributs 4. Un Éros en marbre d’un mouvement analogue, mais sans les attributs d’Héraklès, appartient à la collection Torlonia 5. La chevelure de notre statuette présente la natte ramenée sur le front que nous avons signalée comme un détail fréquent dans les coiffures d’enfants à Myrina (planche xvm, n° 1.)