PLANCHE XXII
1 . Niké marchant avec les deux bras ramenés derrière le dos comme pour 'porter un fardeau. — Voy. Catalogue, n° 163. Nous avons fait
1. Bull, de Corr. hellèn., 1879, pi. 6; cf. 1881, p. 278 et 1883, p. 254. Il est remarquable que dès cette époque la jambe est nue et dégagée de la draperie. L’art du ve siècle n’a fait que suivre la tradition ancienne qui s’efforçait déjà d’exprimer par ce détail la rapidité du mouvement.
2. Voy. la Niké du Parthénon et la balustrade du temple de Niké Aptère.
3. Voy. la victoire de Brescia (Baumeister, Denk. d. kl. Alt., fîg. 1230); cf. C. Smith, Journal of hell. Studios, 1886, p. 283 et pl. E.
4. Arch. Zeitung, 1849, pl. il, n° 2; Monumenti dell’ Inst., 1863, pl. 76, n° 1; Furtwængler, Collection Sabouroff, pl. 134; Clarac, Mus. de sculpt., pl. 349, n° 1445; pl. 636, n° 1442; pl. 637, n° 1448; pl. 638, n° 1448 A; Frœhner, Notice de la sculpt., n° 483; Biardot, Terres cuites funèbres, pl. vin, 2; Panofka, Terracotten des kônig. Mus. zu Berlin, pl. 30.
5. Je ne saurais admettre avec l’auteur de l’article Niké dans les Dcnkmàler des kl. Altertums de Baumeister, p. 1019, qu’au temps de la belle époque grecque Niké ait été représentée avec des formes toujours gracieuses et très jeunes, tandis qu’à partir d’Alexandre elle se rapproche de plus en plus du type d’Aphrodite. Où trouver des formes plus pleines et plus robustes, plus éloignées du type de la jeune tille, que dans les deux représentations capitales du ve siècle, la Niké du Parthénon (Baumeister, op. L, fig. 1372) et celle de Paionios ( ibid ., fig. 1287)?