‹ La nécropole de MyrinaChapitre 365 sur 488 · Pausanias, v · texte numérisé non relu

Pausanias, v

5. Die Ergebn. der Ausgrab. zu Pergamon, Vorlàufger Bericht, I, p. 54; Baumeister, Denkmàler, p. 1258, 1259; Farnell, Journal of hellenic Studies, 1883, p. 128. M. Furtwængler (art. Aphrodite dans le Lexikon der Mythologie de Roscher, p. 419) inclinerait à y reconnaître Aphrodite.

6. Gerhard, Akad. Abhandl., pl. vu, 1,4, 5; pl. vin, 3; Mus. Gregor., II, pl. 18, 2; Furtwængler, Vasensammlung im Anliquarium, n° 2012. Cf. Stephani, Compte-Rendu p. 1874, p. 47; Rapp, dans le Lexikon der Mythol. de Roscher, p. 1276; Gerhard, Akad. Abhandl., pl. vin, 2 (miroir).

7. Gerhard, Akad. Abhandl., pl. vi, 1; Trendelenburg, dans les Denkmàler de Baumeister, p. 1256; Furtwængler, Collection Sabouroff, pl. 63.

ressant à cet égard L Gerhard a autrefois signalé une coupe à figures rouges dont le fond est occupé par une femme ailée courant après un cheval; il y voyait Séléné che chiama il suo cavallo per fermarlo e montarlo. M. Brunn préférait, à cause des ailes, l’interpréter comme l’Aurore courant après le cheval de la Nuit 2 . M. Stephani y reconnaît également Eos et conteste que cette divinité ait jamais été figurée à cheval 3, malgré le témoignage d’Euripide 4 et quelques textes de commentateurs byzantins 5. Nous croyons cette manière de voir trop absolue, mais il est certain que les images d’Eos équestre sont fort rares et l’on peut se demander, dans la plupart des cas, si l’artiste a voulu représenter Éos ou Séléné. Les deux figures de femmes à cheval qui font partie de la frise de Pergame et qui ont été expliquées comme Eos et Séléné 6, ne fournissent aucune donnée pour l’interprétation de la terre cuite de Myrina. L’une d’elles, suivant M. Furtwængler, serait plutôt une Aphrodite équestre7. On ne peut s’appuyer davantage sur quelques statuettes de femmes à cheval dont le caractère n’a pu être déterminé 8. La monnaie avec le nom d’Eos est elle-même peu concluante, d’une part parce que le cheval n’est pas sellé, de l’autre parce que la déesse, tenant une torche et complètement vêtue, ne présente aucune ressemblance avec notre figurine. En somme, Ton peut hésiter entre Eos, Séléné et Aphrodite, mais sans exclure la possibilité d’une autre hypothèse. Parmi celles qui se présentent, mais qui soulèvent des difficultés plus sérieuses encore, nous ne voulons en indiquer qu’une seule : le cheval serait un Pégase sans ailes et la femme qui le tient, une Nymphe ou une Muse. Il faut avouer que les analogies dont on pourrait s’autoriser sont insuffisantes 9, et il est fort douteux que l’art

L Gerhard, Akad. Abhandl., pl. vin, 7; Stephani, Compte-Rendu p. 1860, p. 47, noie 1.

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