‹ La nécropole de MyrinaChapitre 376 sur 488 · Brizio, Bullelt. dell’ Instit., 1874, p · texte numérisé non relu

Brizio, Bullelt. dell’ Instit., 1874, p

9. Cf. Furtwængler, Annali dell’ Instit., 1877, p. 190. M. Frœhner insiste sur la croyance

développé avec prédilection le type d’Éros; il n’a pu échapper à l’influence des allégories platoniciennes *, de ce polythéisme mystique des philosophes et des esprits délicats qui répondait si bien à l’esprit du temps. Tout porte à croire qu’il essaya de donner une forme tangible et concrète à la conception de l’âme éprise de l’amour. Le type une fois créé devint un symbole général de la tendresse; ce fut Éros et Psyché, mais ce fut avant tout l’Amour et l’Ame; l’addition ou la suppression des ailes n’altéra en rien l’idée première qui, transportée du domaine de la pensée et de l’allégorie dans celui du mythe, demeura toujours flottante entre l’un et l’autre, même à l’époque où le groupe d’Eros et de Psyché figura sur les sarcophages chrétiens. En donnant une place, dans son poème de La Mort de Socrate , à la légende racontée par Apulée cinq siècles plus tard, Lamartine a commis un anachronisme véniel; son intuition de poète, en avance sur l’archéologie de son temps, a compris qu’il fallait chercher dans l’école socratique l’origine d’une conception charmante et profonde que la décadence romaine admira, qu’elle développa sans doute, mais qu’elle était incapable de créer.

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