‹ La nécropole de MyrinaChapitre 387 sur 488 · Rayet, Monuments de l'art antique, t. n, pl · texte numérisé non relu

Rayet, Monuments de l'art antique, t. n, pl

3. Ileuzey, Figurines du Louvre, pl. 27, nos 1,3; pl. 47, n° 3 ; Biardot, Terres cuites, pl. 32, n» 1.

4. Ileuzey, Figurines du Louvre, pl. 16, nos 1, 2 ( Catalogue , p. 184) ; 16 bis, n° 2 ; 26, n° 1 , Monuments grecs, 1874, pl. i. On a récemment découvert à Chypre beaucoup de statuettes de ce genre qui sont encore inédites ( Catalogue des objets antiques trouvés à Arsinoé, 1887, nos 252 à 266.)

5. Voy. Ileuzey, Recherches sur les figures de femmes voilées, dans les Monuments grecs de 1873 et 1874. On connaît aussi une Aphrodite voilée que l’on adorait en Syrie ( Gazette archéologique, 1875, p. 9, pl. 26) et un Saturne voilé (Gaz. archéol., 1878, p. 166.) Sur les Dii involuti des Etrusques, voy. Gerhard, Akadem. AbhandL, t. I, p. 308 et pl. 40.

du coroplaste b Mais, comme presque tous les types mythologiques, celui de la déesse voilée survécut à sa signification première : tantôt, comme l’a remarqué M. Heuzey, il ne représente plus qu’un deuil humain, tantôt ces figurines deviennent des espèces d’amulettes symbolisant le silence religieux 2. Enfin, il parait que la mode s’en mêla, en Béotie du moins, où, selon le témoignage de Dicéarque, les femmes se masquaient presque complètement avec leur voile, comme les dames turques de nos jours avec le yashmak 3. Ailleurs, à Chalcédoine, les femmes se couvraient un côté du visage lorsqu’elles rencontraient des hommes, en particulier des magistrats 4. On voit que l’explication d’une figurine comme la nôtre, datant d’une époque relativement tardive, permet d’hésiter entre deux hypothèses differentes: un motif religieux et un motif familier. On approchera peut-être de la vérité en y voyant un type traditionnel qui, religieux à l’origine et resté tel dans la grande sculpture, n’est plus que familier dans les terres cuites de Myrina.

3. Femme drapée appuyée sur un cippe. — Voy. Catalogue , n° 218.

4. Femme drapée debout , la tête encapuchonnée de son himation , les pieds chaussés de sandales épaisses (collection de l’École Française d’Athènes.) — Tout, dans ces charmantes figurines, trahit l’influence des modèles de Tanagre5; ainsi le socle en forme de plaquette mince, si fréquent dans la nécropole béotienne, est exceptionnel à Myrina et ne se rencontre que dans les statuettes de style tanagréen, comme si l’on avait voulu que l’imitation se poursuivît jusque dans les moindres détails s. Nous ne pensons pas, d’ailleurs, qu’il puisse être question d’une importation proprement dite : ce sont les moules seuls que le commerce faisait voyager7. La terre de ces figurines, dont le galbe et le style sont tanagréens, est identique à celle des autres produits de

L Heuzey. Figurines du Louvre , p. 18; Frœhner, Collection Barre, n° 441.

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