‹ La nécropole de MyrinaChapitre 413 sur 488 · E. Gardner, loc. laud., p. IL · texte numérisé non relu

E. Gardner, loc. laud., p. IL

2. Vejries, Figures criophores, p. 60, reconnaît Atys dans un enfant de Myrina qui porte un bélier. Cf. Heuzey, Gazette des Beaux-Arts, 1876, n, p. 403; Reinach, Gazette Archéologique, 1885, p. 215.

3. M. Frôhner a fait observer que, du temps de l’empire romain, une croyance très répandue transformait presque tous les morts en dieux, non seulement en serviteurs des dieux, tels que Ganymède, Atys, Adonis, ou en divinités de second ordre, mais en divinités supérieures, Héra, Déméter, Aphrodite. Il inclinerait à croire que des figurines comme la nôtre représentent des enfants élevés au rang des dieux dont ils empruntent l’attitude ou les attributs ( Collection Gréau, p. x-xii.) Discuter en détail cette théorie nous entraînerait trop loin. Nous pensons que les statuettes ne sont jamais les images des morts héroïsés, mais qu’elles représentent souvent des motifs de la vie ordinaire transportés dans le monde des Éros et des divinités inférieures. Sur beaucoup de tombeaux modernes on voit un ange en prière qui n’est pas une représentation du mort, mais qui le rappelle. Quant aux statuettes représentant des divinités supérieures, ce sont simplement des ex-voto; la laideur d’une réplique de l’Aphrodite de Gnide ne nous autorise point, comme le voudrait M. Frôhner, à y reconnaître un portrait (Frôhner, loc. laud., p. x.)

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