‹ La nécropole de MyrinaChapitre 441 sur 488 · Cf. Perrot et Chipiez, Histoire de l’art, t. I · texte numérisé non relu

Cf. Perrot et Chipiez, Histoire de l’art, t. I

7. Théophraste, Caractères, 21. Cf. une tète de nègre sur une tessère de plomb athénienne, Bull, de Corr. Hellén., t. VIII, pl. îv, n° 99.

piennes '. Une statuette en basalte, qui a passé d’Alexandrie à Athènes avec la collection Dimitriou, présente une remarquable analogie avec la nôtre2; on retrouve encore la même inspiration dans un admirable bronze du Cabinet des Médailles 3 et dans une figurine de jeune nègre découverte à Reims 4. Un caractère commun des nègres et négrillons de l’art grec, est, comme l’a dit M. Rayet à propos du bronze de Paris, « ce déhanchement que permet seule l’extrême souplesse de reins des gens de leur race. » A mesure que le goût des esclaves nègres se répandit, l’art emprunta leurs traits pour des objets de tout genre, en particulier les petits vases de toilette et les rbytons 5. Il en fut de même à l’époque impériale, où les nègres étaient fort nombreux à Rome et souvent même, à ce que disent les satiriques, plus recherchés des Romaines que des Romains c.

3. Grotesque pêchant à la ligne. — Yoy. Catalogue , n°33i. L’état

1. On trouve cependant dans l’art archaïque et hellénique un certain nombre de représentations d’Éthiopiens. Cf. Monumenti dell' Inst., 18S6, pl. ix; 1864, pi. xvi; Gerhard, Auserlesene Vasenbilder , t. I, pl. 43, p. 167; Lenormant et de Witte, Élite des mon. céramogr., t. III, p. 66. Voy. de Luynes, Annali, 1845, p. 225; Gerhard, Neapels antike Bildwerke, p. 130; Gazette des Beaux- Aids, mai 1887, p. 397 et 400; Welcker, Annali dell’ Inst. 1856, p. 39, où sont indiqués d’autres monuments. Les types éthiopiens sont fréquents sur les fragments de vases découverts à Naucratis.

2. Schreiber, Mittheil. des d. Inst., t. X (1885), pl. xii. M. Schreiber suppose (p. 384) que cette figure, dont les mains sont brisées, portait quelque objet pesaut; d’autres ont pensé qu’elle tenait une lyre. Notre terre cuite est en faveur de la première hypothèse. Cf. un nègre assis dormant, ibid., pl. xi, 2. D’autres statues de nègres proviennent vraisemblablement d’Alexandrie : Michaelis, Ancient marbles, p. 189; Clarac, Musée de sculpt., pl. 875, n° 2223 A; Catalogue d'antiquités (vente ù Paris du 1er avril 1885), n° 114, figure en pierre noire tachée de vert, négrillon accroupi et criant, de style très remarquable ; on distingue sur le front un graffite latin en deux lignes. Haut. 0,088.

3. Rayet, Monuments de l’art antique, t. II, pl. 58; Monum. dell’ Inst., t. IV, pl. 20 B.

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