‹ La nécropole de MyrinaChapitre 460 sur 488 · PLANCHE XLVIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XLVIII

1 et 3. Masques tragiques. — Voy. Catalogue , nos 347, 349, et la notice de la pl. xlv. La différence entre ces deux masques n’est pas seulement dans les détails de l’o yxo;, mais surtout dans le mouvement des sourcils, à peu près normaux chez le premier, tandis qu’ils sont vivement relevés sur le second. Ce dernier est analogue à l’un des types de jeunes gens, ve<m<ntoi, décrits par Pollux, celui qu’il désigne par l’épithète ouXo; et auquel il attribue une expression effrayante ou douloureuse 1 2; mais on pourrait le prendre également pour un masque de femme. L’oy/.o; du premier est orné de feuilles et de haies, décoration analogue à celle d’un masque de Dionysos 3 4 et d’un assez grand nombre de masques comiques *, mais qui n’est généralement pas placée sur l’oyxoç? L’ouverture de la bouche, plus grande qu’à l’ordinaire, rappelle la plaisanterie de Lucien, que l’acteur a l’air de vouloir dévorer les spectateurs 5.

2. Masque de femme. — Voy. Catalogue , n° 353. Parmi les masques tragiques féminins 6, Pollux en énumère plusieurs qui n’ont pas d’oyxo; ; on ne peut donc savoir, à première vue, si notre masque est tragique ou comique. La bandelette est attribuée par le lexicographe à la vieille servante de la tragédie (oùcenxàv ypafôwv) ,■ à la grosse vieille (-cr/eta ypaiîç), à la petite courtisane (éraiptôiov) et à la courtisane mitrée (àiàfUTpoç kaîpa) de la comédie; aucun de ces types ne paraît convenir au masque de Myrina. L’attribution la plus vraisemblable serait encore la jeune fille de la tragédie, xoûpijAoç xapôévoç,

Page 1