Sur les bronzes, voy. plus haut, p. 200 et suiv
3. Voy. p. 73. C’est sans doute ce qu’une épigramme de 1 ’Anthol. Palat., vii, 363, appelle « r •julSoç eùylvnTCiio fier cï)Aov ».
4. Voy. Part. Cadus dans le Did. des Antiq. de Saglio, i, p. 778, fig. 921.
• >. Ibid., s. v. Amphora , i, p. 248-250, fig. 280, 287.
tionnent les inventaires des temples grecs ‘. Le xàSo; de Myrina est muni d’un support semblable qui permettait de le maintenir debout (pl. l, n°l; Catalogue , n° 492). La cavité intérieure de ce support a été garnie de plomb pour le rendre plus massif et assurer par le poids considérable de la base l’équilibre du vase, lorsqu’il était rempli de liquide. Ce *à§o; a trois anses, comme les hydries : les deux poignées simples se placent horizontalement de chaque côté de la panse; la troisième, plus grande et ornée d’une belle figure d’Éros nu et debout, est disposée en arrière et verticalement. Ces trois appendices étaient complètement séparés du corps du vase au moment de la découverte. Il n’est pas nécessaire d’y voir une mutilation voulue, analogue à celles que nous avons remarquées à maintes reprises 1 2 3. On sait combien la soudure est, en général, peu solide dans les pièces antiques. Il paraît qu’on employait surtout une simple soudure de plomb ou un alliage de plomb et d’étain ; mais le plomb oxydé tombait rapidement en poussière et les différentes parties de l’objet se séparaient d’elles-mêmes !.
Bien que ce vase funéraire ne contînt pas autre chose qu’un petit pot d’argile très commun, mêlé aux ossements calcinés, on peut supposer que le défunt appartenait à la classe aisée, car la décoration du vase qui renfermait ses cendres est riche et soignée. Les anses et l’hypostaton sont ornés de guillochis et de ciselures qui attestent un travail réellement artistique. Sur toutes les parties décorées on distingue nettement les traces d’une dorure qui n’a pas complètement disparu. Cette dernière particularité permet de ranger le vase parmi ceux que les Grecs appelaient xaTa/pu'ra, ère'// pu^a, xepî^puaa 4.
La figure d’Éros qui se détache en ronde-bosse sur l’anse principale est un morceau achevé. Ses ailes largement déployées dissimulent adroitement l’attache véritable qui s’appuyait sur le corps du vase; elles sont fouillées et guillochées avec un soin minutieux : chaque nervure, chaque strie des plumes est indiquée avec une rare précision5.
1. Cf. Homolle, Bull, de Corr. hellén., vi, p. 116, note 8 et p. 117.