Cf. tombeaux n
LES TOMBEAUX
pour les fouilles de tombeaux que l’on doit en ouvrir un nombre considérable avant de croire à la pauvreté d’une nécropole; il suffit d’un tombeau richement garni, comme les nos51, 96, 98, 114, 116, pour récompenser largement les explorateurs de leurs peines.
On se rendra compte aussi qu’il n’y a pas à chercher dans un endroit plutôt que dans un autre les tombeaux riches; ils sont épars dans toute la nécropole et aucun signe extérieur ne les distingue aujourd’hui de ceux qui sont pauvres. Le n° 51 est placé à côté d’autres sépultures tout à fait vides ou peu garnies. On ne peut même pas dire que la construction plus belle ou plus soignée d’un tombeau avertisse les fouilleurs de la richesse du contenu. Nous eûmes souvent le désappointement d’ouvrir de magnifiques sarcophages en pierre de Pliocée, hermétiquement fermés, ou même de grandes chambres sépulcrales, sans y trouver autre chose que des bouteilles en terre ou d’insignifiants objets h On eût dit que la famille du défunt, ayant consacré toutes ses ressources à lui donner une demeure solide et bien close, n’avait plus rien trouvé à mettre dedans 2. Au contraire, de misérables caisses de tuf tout ouvertes contenaient parfois un grand nombre d'importantes figurines.
Le mobilier ordinaire d’une tombe se compose de quatre catégories d’objets :
1° Ceux qui ont dû appartenir au mort et lui servir dans les usages journaliers de la vie, strigiles, aryballes, miroirs, aiguilles et spatules, boîtes et fioles à parfums, etc. Dans les tombeaux riches on constate que le corps a été enseveli avec certaines parures, par exemple une bandelette d’or (cAeyyû) qu’on fixait sur le front au moyen d’un cordon passé dans les deux trous des extrémités3. Il est certain que quelques-uns de ces objets, entre autres des couronnes formées de fines feuilles de métal, avec des grains de terre cuite dorée qui imitent les baies, sont de destination purement funéraire,