‹ La nécropole de MyrinaChapitre 98 sur 488 · Rayet, ibid., p · texte numérisé non relu

Rayet, ibid., p

LES FIGURINES DE TERRE CUITE

faut compter parmi les documents les plus importants que l’on possède sur la polychromie des terres cuites grecques les belles figurines du Tombeau B 1 qu’on a réunies au Louvre sur un rayon spécial; l’incinération du mort, qui a eu lieu dans le sarcophage même 2, a fixé les couleurs et même les dorures sur l’argile d’une façon tout à fait inusitée, qui permet de se rendre compte avec une parfaite netteté de l’aspect harmonieux que présentaient les figurines peintes, malgré la vivacité et la franchise des tons 3.

On a parfois signalé l’emploi très abondant de la dorure comme une marque particulière aux terres cuites asiatiques ; on cite même des. figurines dont le corps était entièrement doré 4. Il y a ici une distinction à faire. Nous avons eu entre les mains des fragments de statuettes de Smyrne où l’or est, en effet, appliqué avec prodigalité sur la chevelure et la barbe des personnages, même sur les parties nues du corps 5. Mais, d’après les renseignements que nous avons jusqu’à présent, les autres fabriques d’Asie ne paraissent pas avoir usé du même luxe d’ornementation. A Myrina, on trouve la dorure employée comme à Tanagre6 et réservée aux bandelettes ou aux diadèmes qui couronnent la chevelure, aux boucles d’oreilles, aux bracelets et aux colliers; nulle part nous n’avons vu trace de dorure sur le nu7.

En somme, on voit que la technique des coroplastes de Myrina est tout à fait analogue à celle des artistes de Tanagre. Si nous y

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