‹ La nécropole punique de Douïmès (a Carthage)Chapitre 3 sur 29 · I. Tombeau d’Abd-Melkat ouvert LE 12 FÉVRIER · texte numérisé non relu

I. Tombeau d’Abd-Melkat ouvert LE 12 FÉVRIER

Après deux mois d’interruption nous reprenons les fouilles de la nécropole de Douïmès et, le 12 février 1894, nous découvrons un tombeau dont le mobilier est incomplet, car il ne renfer-

1. Le résultat des fouilles de 1893 et 1894 a été publié à part. Voy. le Cosmos, 1897, mai-juin, etc... Les Missions

mait que deux petites marmites à cône sur la panse et une petite fiole haute de neuf centimètres, à une seule anse et de terre assez grossière. Mais cette fiole offre un intérêt particulier, car elle porte une inscription punique écrite à l’encre noire. Le texte est composé de quatorze caractères disposés sur deux lignes. La première ligne nous a conservé, semble-t-il, le nom du carthaginois dont le corps reposait dans cette sépulture. Il s’appelait Abd-Melkat.

IL Tombeau d’un pêcheur ouvert LE 14 FÉVRIER 1895.

Dans une simple fosse fermée de grandes dalles on trouve, avec les poteries ordinaires (deux urnes, deux fioles, la lampe et sa patère1), une petite marmite, un petit caillou de mer de couleur grise, des morceaux de fer, de plomb et de bronze. Les morceaux de fer sont des lamelles roulées sur elles-mêmes. Le bronze apparaît, ainsi que le fer, sous forme de tiges, sortes de clous. On trouve aussi dans cette sépulture des hameçons de bronze.

Avec ces objets, on avait déposé une patelle, coquillage de forme elliptique et conique, ayant

catholiques donneront prochainement un article complémentaire sur ces mêmes fouilles.

1. Je rappellerai ici que ces six poteries forment comme le fond réglementaire du mobilier funéraire punique. Cf. Bulletin de la Soc. des Antiq. de Fr., 1896, p. 233.

servi de récipient, peut-être même de lampe, — ■ car l’une de ses extrémités a été noircie par l’action du feu, — une pierre à aiguiser en grès jaunâtre, veiné, très doux au toucher, et enfin un chaton de bague enchâssé dans un cercle d’or. C’est une cornaline taillée en scarabée dont le plat porte un personnage, debout, vêtu d’un simple pagne ou klaft et coiffé du haut bonnet conique. D’une main, il semble tenir une tige de lotus.

La tombe d’où sont sortis ces divers objets devait renfermer les restes d’un pêcheur carthaginois.

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