IV. Tombeau ouvert le 18 février
Près de la tombe précédente et de l’autre côté du mur dont je viens de parler, on rencontre une autre sépulture, simple fosse fermée de dalles.
Le sable, mélangé de petits morceaux de charbon et de minuscules coquillages, a entièrement comblé la fosse. On y trouve un tesson de poterie grecque, assez épais, à vernis noir et brillant. En atteignant le squelette, on recueille près de la tête les deux petites fioles placées l’une contre l’autre. Aux pieds du squelette, rien que la lampe. Elle était renversée et ses deux becs étaient fortement noircis. Le passage de la poussière de ce tombeau à travers le tamis n’ajouta aucun objet à ce mobilier funéraire.
Le lendemain, on ouvrit une autre tombe renfermant, avec les mêmes vases, une hachette de bronze1 (fig. 3).
En dépassant cette seconde tombe, on arriva à l’entrée du grand tombeau dans lequel nous avions pénétré le 1 3 mars de l’année précédente et qui a été décrit ailleurs avec son mobilier funéraire2.
Y. Tombeaux ouverts le 20 février 1895.
Dans un petit tombeau on ne trouve qu’une poterie, mais on recueille sept grosses perles,
1. Une des hachettes soumise à l’examen d’un chimiste a été reconnue être du cuivre pur. Il pourrait se faire qu’il en fût de même des autres objets désignés dans ce rapport comme étant du bronze. Dans l’état d’oxydation des pièces, il est impossible sans l’analyse chimique de distinguer le bronze du cuivre.